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Rebond majeur du fret

Le 29 mai 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
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La demande chinoise pousse le tarif du fret en vrac sec vers de nouveaux sommets.

Considéré par certains comme un indice avancé de l'économie globale, l'Indice composite des marchandises en vrac sec (minerai de fer, charbon, grains) a pratiquement doublé depuis son plus bas du 29 janvier pour terminer la semaine à 11 465, après avoir établi un record à 11 793. Après son précédent record établi en novembre 2007, le Baltic Dry Index (BDI) avait perdu 50 % de sa valeur en trois mois et demi. Le BDI reflète, non seulement, le montant de la demande de matières, mais également les fluctuations du tonnage disponible et les contraintes portuaires.

Gros besoins chinois

Les congestions portuaires en Australie, au Brésil, en Afrique du Sud et en Chine ont été provoquées par l'énorme accroissement des besoins chinois en produits alimentaires et le formidable développement de sa sidérurgie. La diminution des achats de minerai de fer par les aciéristes chinois pour faire pression sur les mineurs lors des négociations pour la fixation des prix annuels, avait réduit le trafic et fait plonger le BDI. La reprise des importations a amplifié le rebond de l'indice, d'autant que les fortes chutes de neige en janvier ont accru ses besoins de charbon énergétique. La voracité chinoise oblige même ses voisins à aller chercher plus loin les matières dont ils ont besoin, note Alex Chang d'UBS. Ainsi l'Inde, qui traditionnellement importait depuis l'Australie, achète désormais du charbon à l'Afrique du Sud et du minerai de fer au Brésil, allongeant d'autant les durées de transport. Par contre, les rumeurs d'allongement des temps de transport pour faire monter les prix semblent peu crédibles avec un tarif de location d'un vraquier qui atteint 300 000 dollars par jour.

Hausse du coût des navires

La crise du crédit est également passée par là et, selon un consultant spécialisé Dealogic, les compagnies maritimes ont subi entre le 4e trimestre 2007 et le 1er trimestre 2008 une baisse de 62 % des crédits qui leur sont nécessaires pour faire construire de nouveaux navires. Selon Lazard Capital Market, 10 % des commandes de vraquiers seront annulées en 2008, à l'exemple du hongkongais Jinhui Holdings qui a préféré payer une pénalité de 4 millions de dollars pour annuler une commande de deux navires. Des navires dont les coûts de construction ont augmenté en trois ans de plus de 50 %. En raison notamment de la hausse des prix de l'acier. Macquarie Research, qui prévoit un ralentissement au 3e trimestre, a cependant remonté de 21 % sa prévision pour le BDI en 2008 à 8 500 points.

Daniel Krajka

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