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Le tarif du fret maritime sec en vrac s'envole

Le 30 octobre 2014 par Daniel Krajka


La forte augmentation des exportations de minerai de fer brésilien à destination de la Chine dope le tarif d'affrètement des plus gros minéraliers.


Anglo American a fini par livrer son premier chargement de plus de 80 000 tonnes de minerai de fer extrait de sa mine de Minas-Rio au Brésil. Le minerai qui a été chargé sur le port d'Acu, dans l'Etat de Rio de Janeiro, est en route vers la Chine a indiqué la compagnie minière dans un communiqué du 29 octobre. Le projet dans lequel le groupe anglo-sud-africain aura finalement investi 8,8 milliards de dollars devrait atteindre une production annuelle de 26,5 millions de tonnes d'ici à 18 à 20 mois, a précisé Paulo Castellari, qui est en charge du projet. 
 
Le démarrage de l'activité de Minas-Rio participe à la montée en puissance de la production et des exportations de minerai de fer au Brésil. Vale, le premier producteur mondial de minerai de fer vient d'annoncer une production record an troisième trimestre et devrait poursuivre cette hausse de son offre en fin d'année. Comme l'annonçaient les analystes en début d'année, la sensible hausse des exportations de minerai de fer vers la Chine va tendre le marché du fret maritime en particulier celui des capesize, les plus gros vraquiers, dans la zone atlantique. 
 
Cette tension sur le transport par mer des pondéreux est visible sur l'indice moyen BDI. Celui-ci a bondi de 40% entre le 20 et le 28 octobre pour grimper à 1 395. Mais la progression la plus spectaculaire est celle de l'indice capesize. Tombé à 1 315 le 16 octobre, il a pratiquement triplé pour monter à 3 436 le 28 octobre. La demande chinoise de minerai de fer est toujours forte, rappelle une note de Commodore Research alors que les livraisons brésiliennes se sont fortement appréciées, entrainant des tensions sur la disponibilité des vraquiers en Atlantique Nord. 
 
Le transport du charbon ne va pas diminuer 
 
Pour les vraquiers de taille inférieure, les supramax et ultramax, ce sont les modifications sur le commerce du charbon thermique à destination de la Chine qui vont modifier la donne. La volonté de réduire la pollution en Chine provoquée par l'utilisation de charbon dans la production d'énergie a incité les autorités à limiter l'importation de charbon contenant trop de de cendres et de souffre. Dans un premier temps les importations de charbon australien devraient diminuer, ce qui ne sera pas le cas du charbon indonésien. 
 
Comme le rappelle l'analyste d'Intermodal, Eva Tzima, importer du charbon est pour la Chine moins onéreux que de le produire et de le transporter car les principaux gisements sont très éloignés de régions consommatrices, proches de la côte. Le producteurs australiens devraient arriver rapidement à améliorer la qualité de leur charbon et pourront toujours vendre à l'Inde dont la demande augmente rapidement. Le charbon va longtemps démurer la moins chère des options pour produire de l'énergie en Asie et son commerce ne va pas se réduire, affirme Eva Tzima.

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