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Le port d'Abidjan, futur Rotterdam africain ?

Le 19 février 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle

Après cinq années de crise, le port d'Abidjan va conforter sa place de premier port d'Afrique de l'Ouest.




« C'est un chiffre record et historique », s'est félicité Faustin Toha, le responsable de la communication du port autonome d'Abidjan (PAA), au cours de son traditionnel bilan de l'exercice 2007. La surprise est bonne. Tablant sur un trafic de marchandises de 19 millions de tonnes (Mt) au début de l'année 2007, Marciel Gossio, le directeur général du PAA, a finalement dévoilé un chiffre record de 21,36 Mt au cours de l'exercice, soit 13,3 % de plus que l'année précédente. Un excellent résultat dû aux opérations de charme orchestrées par la communauté portuaire dans la sous-région et en Europe pour reconquérir les parts de marché perdues pendant la crise, se félicite Toha.

Avec une capacité d'accostage de trente cargos et 35 000 personnes employés dont 4 500 dockers, le PAA demeure le premier port d'Afrique de l'Ouest et le débouché naturel pour les pays sans façade maritime tels le Burkina Faso, le Mali ou le Niger. Le port, qui abrite 60 % des unités industrielles de la Côte d'Ivoire, représente 90 % des échanges extérieurs et 85 % des recettes douanières du pays.

Cependant, relativise Toha, « d'ici à 2010, les infrastructures portuaires risquent d'être obsolètes ». Dans son ambition de devenir « le Rotterdam d'Afrique », des travaux d'extension du port démarreront le 5 mai prochain, a annoncé hier Marcel Gossio. « La reprise des activités économiques de notre pays est un défi auquel nous devons faire face rapidement car les secteurs économique et portuaire étant très dynamiques, les mutations y sont constantes. »

D'un coût de 100 milliards de francs CFA (152,5 millions d'euros), cette extension « devrait permettre d'accueillir de gros navires afin de faire face au trafic qui ne cesse d'augmenter », explique Gossio. Aujourd'hui, le PAA, d'une superficie de 800 hectares et d'un plan d'eau de mille hectares, dispose de six kilomètres de quais. Les travaux s'effectueront sur les 2 000 hectares de l'île Boulay dans la lagune Ebrié et permettront la réalisation de trois kilomètres de quais supplémentaires en plusieurs tranches successives.

Surtout, l'approfondissement du canal de Vridi (35 milliards de francs CFA - 53 millions d'euros), qui relie la lagune à la mer, permettra l'accueil d'une soixantaine de bateaux de 350 mètres de long et d'un tirant d'eau de 15,5 mètres, contre 11,5 mètres actuellement. Equipé de portiques à conteneurs les plus modernes, « le terminal de l'île Boulay deviendra l'une des plus importantes destinations maritimes d'Afrique et confortera durablement Abidjan dans sa position de premier port de la côte ouest de l'Afrique », s'enorgueillit Marcel Gossio.

Pascal Coesnon

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