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Vers un marché du sucre déficitaire en 2014-2015

Le 16 juillet 2014 par Franck Stassi


Des doutes subsistent quant à l’ampleur du déficit que devrait connaître le marché du sucre en 2014-2015.


Excédentaire depuis quatre ans, le marché du sucre devrait être déficitaire en 2014-2015, d’après le consultant britannique Czarnikow et la banque néerlandaise Rabobank. La production serait inférieure de 0,5 million de tonnes (Mt) à la demande et atteindrait 183,4 Mt, en recul de 0,3 % par rapport à 2013-2014. Cette hypothèse, déjà évoquée, a favorisé la hausse de 15,4 % des prix entre janvier et juin 2014, à 18,13 cents de dollars par livre.
 
De nombreux facteurs d’incertitude planent sur le marché. Le phénomène climatique El Niño, désormais attendu pour la fin de l’année 2013, est scruté de près. De nouvelles informations sur la récolte dans la région brésilienne du Centre-Sud sont par ailleurs attendues suite à l’épisode de sécheresse qui a frappé le pays au début de l’année. Cette région représente 90 % de la production brésilienne de canne à sucre.
 
Sucre ou éthanol, le dilemme des usines brésiliennes
 
Le Brésil jouera un rôle clef dans la production 2014-2015. En fonction de l’évolution des prix, de nombreuses usines spécialisées dans le raffinage de la canne à sucre orientent leur production vers l’alimentation ou la production d’éthanol. "Si les prix du sucre sont élevés et que ceux de l'éthanol sont faibles […] les usines seront encouragées à utiliser plus de canne pour la production de sucre et moins pour la production d'éthanol", expliquait l’an dernier à usinenouvelle.com Andy Duff, analyste chez Rabobank. Actuellement, les perspectives haussières des prix du sucre favorisent l’usage alimentaire.
 
"La variable la plus importante pour 2014-2015 est aujourd'hui la répartition des cultures brésiliennes. Pour observer un basculement vers l'éthanol, les prix du sucre ont besoin d'être faibles à court terme, ce qui aggravera les problèmes pour le marché à long terme", explique pour sa part Ana Carolina Ferraz, responsable de l’analyse Brésil chez Czarnikow. D’après Rabobank, 42,2 % de la production brésilienne de canne à sucre devraient être affectés à des fins alimentaires, un chiffre similaire à celui de la campagne précédente.

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