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Le Brésil fait grimper les cours de l’arabica

Le 04 février 2014 par Franck Stassi


La sécheresse affecte les cultures du premier producteur mondial de café arabica.


Les cours du café arabica ont gagné 23 % depuis le début de l’année 2014, à 1,3715 dollars par livre sur l’ICE à New York. Le Brésil, qui représente un tiers de la production mondiale, fait face à un épisode de sécheresse qui pourrait perdurer en février. D’après l’institut météorologique brésilien Somar Meteorologia, le mois de janvier a été le plus chaud enregistré dans le pays au cours des vingt dernières années, et celui au cours duquel le niveau des précipitations a été le plus faible. Compte tenu de cette situation, les caféiculteurs brésiliens ont exceptionnellement la possibilité de procéder à une renégociation de leurs dettes.
 
Il s’agit d’un retournement de tendance majeur. Début janvier, la Compagnie nationale d'approvisionnement brésilienne prévoyait une baisse de la production d’arabica en raison de la chute des cours enregistrée au cours des deux dernières années. Les cours ont reculé de 24 % en 2013, après avoir perdu 35 % en 2012. Ces baisses "sont dues à un excédent de production par rapport à la consommation, les prix élevés en 2011 ayant encouragé les producteurs à investir et à augmenter leur production", explique l’Organisation internationale du café, qui ajoute que la baisse des prix en-deçà du coût de production décourage désormais les investissements. En 2011, les prix avaient atteint leur niveau le plus haut depuis trente-quatre ans.
 
Aux prévisions de baisse de production préexistantes à la sécheresse s’ajoutent des informations selon lesquelles les pluies torrentielles survenues en décembre ont pu affecter une partie des cultures. "La récolte brésilienne sera cruciale pour l’orientation des cours lors des prochains mois", indiquait le 30 janvier dernier l’analyste d’ABN Amro Hans van Cleef.  La récolte du pays reste "toujours la variable la plus importante et celle qui exercera de manière la plus évidente une pression à la hausse ou à la baisse sur les prix", rappelait récemment à usinenouvelle.com Mauricio Galindo, directeur des opérations à l’Organisation internationale du café.
 
La situation brésilienne n’explique cependant pas à elle seule le rebond des cours de l’arabica. En Colombie, second producteur mondial, l’association des exportateurs de café faisait état vendredi 31 janvier de ralentissements, voire d’arrêt des ventes de la part des producteurs dans l’attente de la mise en place par le gouvernement d’un nouveau système de subventionnement, en remplacement du programme existant. Celui-ci est actuellement suspendu suite à des suspicions de fraude.

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