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La sécheresse touche aussi le blé de la mer Noire

Le 17 juillet 2012 par Fabien Daireaux


Un manque de production de 29 millions de tonnes de blé pour 2012 en mer Noire selon les prévisions d’Agritel.

 

Le Midwest américain n’est pas le seul à essuyer des conditions climatiques difficiles. Le bassin de la mer Noire, principale zone d’export du blé russe et ukrainien, souffre d’une grave sécheresse. Michel Portier, le directeur de la société de conseil Agritel, explique : « en Ukraine, en Russie et au Kazakhstan, les conséquences sur les potentiels de production sont importantes. » 

 

« Nous estimons un manque de production total de 29 millions de tonnes de blé par rapport à 2011 sur ces trois pays », précise Michel Portier. C’est le même scénario qu’aux Etats-Unis : des températures très élevées, au-delà de  35°C, pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines et un déficit hydrique marqué. Malgré les annonces optimistes des gouvernements qui continuent d’annoncer de bonnes récoltes, sur le terrain, la réalité se révèle différente.

 

D’après les informations recueillies surplace par Agritel : « en Ukraine, le poids spécifique des grains récoltés est décevant, et les agriculteurs affichent leurs désillusions quant à la future récolte de maïs. En Russie, les agriculteurs nourrissent également de plus en plus de doutes sur les rendements ». Seule la production de tournesol, plus résistant aux conditions climatiques de sécheresse, devrait se maintenir. Pour les autres, des résultats très moyens sont attendus. « En Ukraine, les premières récoltes ont commencé, et les résultats en termes de rendement font état des inquiétudes que nos consultants avaient signalé précédemment : dans le sud, les rendements en orge, comme en blé ne dépassent que rarement les 1.5 t/ha ! »

 

La production de la mer Noire est décisive pour le niveau des exportations. En définitive, les volumes exportés sur la zone Ukraine-Russie-Kazakhstan chuteront lourdement : « baisse de 45 % des volumes exportables en blé et en orge », estime Michel Portier.


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