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L'Inde a plus exporté de viande bovine que le Brésil en 2012

Le 22 mai 2013 par Franck Stassi


La faiblesse de la consommation intérieure et sa compétitivité-prix permettent à l’Inde de progresser sur les marchés extérieurs.

 

L’Inde est devenue l’an dernier le premier exportateur mondial de viande bovine, devant le Brésil et les Etats-Unis. Son expansion « compense le recul structurel des Etats-Unis et de l’Europe », indiquent les auteurs du Cyclope, rapport annuel sur les marchés dont la vingt-septième édition vient d’être publiée.

 
Le pays a exporté 1,6 million de tonnes* (Mt) de viande de bœuf et de veau en 2012, en hausse de 28 % sur un an, et de 135,3 % sur cinq ans selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
 
La faiblesse de la consommation intérieure de viande bovine facilite son écoulement à l’étranger. Les Hindous, qui représentent 80 % de la population, et les Sikhs (2 %), n’en mangent pas.

 

Les exportations indiennes se caractérisent par la vente d’animaux entiers, notamment en direction du Bangladesh. Le buffle, dont l’Inde détient le premier cheptel mondial avec 100 millions de têtes, bénéficie de sa compétitivité-prix en raison d’une alimentation essentiellement à base de fourrages verts. Par ailleurs, les abattoirs sont capables de s’adapter aux normes Halal, facilitant les ventes auprès des pays musulmans. Les ventes s’effectuent principalement au Moyen-Orient et en Asie.

 
L’embargo européen a pénalisé le Brésil
 
Le Brésil n’a pour sa part exporté « que » 1,4 Mt en 2012, loin des 2,2 Mt recensées en 2007. Ce recul s’explique notamment par les restrictions imposées par l’Union européenne depuis 2008 suite à l’épidémie de fièvre aphteuse. Seul l’Etat du Santa Catarina est considéré comme « libre de fièvre aphteuse sans vaccination », tandis que les exploitations doivent être certifiées. Le Japon, la Chine et l’Afrique du Sud appliquent également des restrictions. De plus, la progression des prix du maïs et du soja a incité les exploitants agricoles à réaffecter certaines de leurs capacités de production à ces produits.
 
Les exportations brésiliennes ont toutefois retrouvé en 2012 une pente ascendante (+4 %) en raison d’une hausse des prix. Les ventes à destination de la Russie devraient permettre au Brésil d’atténuer les conséquences des différents embargos, selon le département américain de l’Agriculture. La dévaluation de 16 % du real au cours de l’année écoulée devrait par ailleurs permettre au pays de regagner en compétitivité.
 
*Equivalent poids carcasse

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