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L'huile de palme toujours trop chère

Le 10 septembre 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Produits agricoles

Malgré un chute des cours de près de 50 % depuis leur pic de mars, l'oléagineux n'est toujours pas compétitif.



Les prix de l'huile de palme, l'huile végétale la plus consommée au monde, doivent reculer encore plus pour rester compétitifs pour la fabrication de biocarburants et pour l'alimentation, indique Dorab Mistry, directeur de Godrej International, un des principaux importateurs indiens d'huiles végétales. En effet, la tonne d'huile de palme se négocie aujourd'hui sous les 2 400 ringgit sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange de Kuala Lumpur, soit près de 50 % de moins du record historique touché en mars dernier (4 486 ringgit).

Afin de rester concurrentielle pour la production de biodiesel, la tonne d'huile de palme doit se négocier à 2 200 ringgit (636 dollars), si, comme actuellement, le pétrole tourne autour de 100 dollars le baril et le billet vert se stabilise à son niveau présent. Si le prix du brut redescend à 80 dollars, l'oléagineux devra chuter à 1 900 ringgit (550 dollars).

Cette année, les fondamentaux sont favorables à la baisse des cours. Les productions malaisienne et indonésienne - qui comptent pour 80 % de la récolte mondiale - devraient atteindre respectivement 20 millions (+16 %) et 18 millions de tonnes (+13 %), indique Mistry. « Je pense que les stocks combinés de ces deux pays excèderont 5 millions de tonnes d'ici à la fin novembre, un record. »

En cause, des récoltes record de soja - le principal concurrent de la palme - en Chine et en Inde, les principaux importateurs d'huile de palme. L'ex-empire du Milieu devrait produire 19 millions de tonnes de graines cette année, un plus haut historique, et le sous-continent plus de 10 millions. D'où le déclin des importations d'huile de palme de la part de ces deux pays, explique Sari Lasmana, un analyste de Macquarie Research.

Rien qu'en Malaisie, les exportations ont reculé d'un million de tonnes pour les produits alimentaires et de 500 000 tonnes pour le biodiesel, indique James Fry, le président du consultant LMC International. « Le diesel à base de palme doit rester meilleur marché que l'énergie fossile afin d'inciter les producteurs à augmenter leur demande », conclut Mistry.

Pascal Coesnon


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