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Vers la fin de la grève dans les mines d'or sud-africaines

Le 09 septembre 2013 par Daniel Krajka


Un léger réajustement de l'offre d'augmentation salariale des compagnies minières a suffi pour provoquer un retour massif des grévistes au travail. 


L'accord trouvé entre le syndicat NUM et deux petites compagnies minières a ouvert la voie à la fin de la grève qui avait arrêté la production de la majorité du secteur aurifère sud-africain. Les rumeurs d'un ajustement à la baisse de la revendication salariale du NUM, de 60% à 10%, le jour même du déclenchement du mouvement, démontrait le peu d'appétit du syndicat pour une action prolongée. Les dirigeant des compagnies s'étaient réjouis ensuite du peu de débordements et de l'action pacifique des grévistes, contrairement à ce qui s'était passé en 2013. La passivité de l'AMCU, le syndicat majoritaire dans le platine et réputé plus militant, a également participé à limiter l'ampleur de la grève. 
 
La nouvelle proposition de la chambre des Mines – 8,5% de hausse pour les catégories les moins bien rétribuées, dont les piqueurs, à la pointe du mouvement de 2012, et 7,5% pour les plus qualifiées – a suffi pour entrainer le redémarrage de l'activité sur la majorité des mines. Sibnye Gold, le plus important employeur du secteur avec 34 600 salariés avait évité la grève sur ses sites de Beatrix West et Driefontein. Un débrayage d'une journée avait perturbé les opérations de Kloof et le travail devrait reprendre le 6 septembre au soir à Beatrix North et South. Le travail a également repris ou va reprendre sur les sites d'AngloGold Ashanti. La seule grande compagnie minière toujours en grève est Harmony Gold où la majorité des 30 000 travailleurs a rejeté la proposition patronale. 
 
Le porte-parole du NUM, Leshiba Seshoka, affirme que "la grève n'est pas actuellement terminée" mais que de nombreux grévistes ont repris le travail. L'accord se fait à un niveau sensiblement plus proche de l'offre de départ des compagnies minières (+6% et +6,5%) que de celle du syndicat (+49% et +60%). La grève était très majoritaire le lendemain de son déclenchement puisque, selon la porte-parole des compagnies, moins de 20% des travailleurs étaient présents.

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