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Argent, or, platine : les métaux précieux changent de mains

Le 01 décembre 2014 par Myrtille Delamarche
Platine
Platine

En un an, les métaux précieux majeurs auront tous changé de gestionnaire. Après des mouvements similaires dans l’argent et l’or, la propriété intellectuelle des cours du platine et du palladium, c’est-à-dire les données historiques et la supervision de la fixation des prix, sont transférés à compter du 1er décembre à la London Bullion Market Association, l’association professionnelle du secteur des métaux précieux.

 

La « pression des organes de régulation » et des « problèmes d’infrastructure » : c’est la litote utilisée par la London Bullion Market Association dans son communiqué annonçant la réforme de la fixation des cours des platinoïdes. Car en filigrane, c’est surtout une série d’enquêtes sur les acteurs chargés de fixer conjointement les cours des métaux précieux qui a motivé cette série de réformes du fixing.

 

Derniers en date, donc, les platinoïdes. Jusqu’ici, un collège de quatre acteurs - Goldman Sachs, BASF Metals, HSBC et la Standard Bank - tenait deux conférences téléphoniques quotidiennes pour fixer les cours du platine et du palladium, sous l’égide de la London Platinum and Palladium Fixing Company. A compter d’aujourd’hui, le London Metal Exchange, choisi par la LBMA, se substitue à ces quatre acteurs.

 

Un mouvement similaire s’est opéré plus tôt cette année sur l’argent et l’or.  A l’été 2014, la LBMA avait désigné l’opérateur boursier CME Group et le groupe d’information Thomson Reuters pour remplacer le comité de trois banques (Deutsche Bank, HSBC et Scotiabank) chargé jusqu’ici de la fixation du prix de l'argent à Londres.

 

Quant à l’or, dont le fixing se déroulait deux fois par jour lors d’une conférence téléphonique entre quatre banques (Barclays, HSBC, ScotiaBank et la Société Générale), la LBMA l’a confié début novembre à l’opérateur boursier InterContinental Exchange (ICE), ou plus précisément à sa branche chargée des indices de référence, l’ICE Benchmark Administration (IBA), sélectionnée à l'issue d'un processus de consultation avec les acteurs du marché des métaux précieux.

 

Ces transferts de compétences ont été décidés au terme de processus de consultation des acteurs, qui ont débouché sur des appels d’offres. Les candidats devaient proposer des projets répondant à trois critères : que le processus de fixation du prix de référence soit électronique et basé sur des enchères, que le prix déterminé soit un prix d'échange et que les données ayant permis sa détermination puissent être auditées. Tous critères auxquels ne répondaient pas les conférences téléphoniques tenues jusque-là dans la plus grande opacité par quelques acteurs du marché.

 

C’est déjà à l’IBA qu’avait été confiée en 2013 la gestion du Libor, l’indice de taux de change servant de référence de coût du financement après qu’un scandale a éclaté et que plusieurs banques ont été condamnées à payer de lourdes amendes pour manipulation.


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