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AngloGold Ashanti renonce à se diviser

Le 16 septembre 2014 par Daniel Krajka
Kopanang
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La compagnie aurifère sud-africaine abandonne son plan de restructuration face à l'opposition de ses grands actionnaires. Elle ne créera pas de nouvelle société avec ses actifs sud-africains.


Moins d’une semaine après avoir annoncé sa division en deux groupe, l’un contenant ses actifs sud-africains, l’autre ceux situés dans les autres pays, le troisième producteur d’or mondial, AngloGold Ashanti, a décidé d’abandonner ce projet. Pour réduire l'endettement de la compagnie sud-africaine – une condition exigée par la banque centrale sud-africaine pour donner son aval à la cession –, AngloGold avait l’intention de lever 2,1 milliards de dollars en bourse, soit un tiers de sa capitalisation. Srinivasan Venkatakrishnan, le directeur exécutif de la compagnie aurifère a concédé que "l’ampleur de l’émission était un prix que personne n’était prêt à payer".
 
John Paulson, qui dirige le hedge-fund Paulson & Co, qui détient 6,6% du capital d'AngloGold, avait vertement critiqué l’opération. "Si la séparation de la compagnie entre un groupe international et une société sud-africaine fait stratégiquement sens, la valeur limitée de la cession, le probable discount qui grèvera la valeur de la holding et la nature hautement dilutive de l’offre boursière détruisent de la valeur pour l’actionnaire", a expliqué Paulson. Une critique partagée par les autres grands actionnaires, puisque AngloGold a retiré son plan après en avoir consulté les deux tiers. Le fait qu'Anglo veuille conserver 65% du capital de la société détenant les actifs sud-africains laisser planer des incertitudes, relève un gérant d’Old Mutual qui détient 1,6% d’AngloGold. 
 
L’abandon de ce plan ne résout pas le problème d’une dette qui atteint les 3 milliards de dollars. La chute des cours du métal jaune a doublé son taux d’endettement par rapport à son ebitda à 1,73 depuis fin 2012. Son grand rival Goldfields n’a un ratio dette sur ebitda que de 0,7 après avoir réalisé une opération du même type que celle envisagé par AngloGold, en se séparant de ses actifs sud-africains, réunis dans la compagnie Sibanye Gold. 
 
Les analystes d’Investec suggèrent de vendre sa participation dans la mine de Kibali, en RDC, à Rangold, son partenaire dans ce projet. La compagnie cherche des partenaires pour exploiter ses trois projets en Colombie ainsi que pour sa mine d'Obuasi au Ghana, actuellement mise sous cocon, a indiqué Srinivasan Venkatakrishnan. Le cours d’AngloGold, qui avait dévissé de 14% à la bourse de Johannesburg à l'annonce de la restructuration, avait aussitôt rebondi de 7% quand l’abandon de l’opération a été connu pour finir la séance en hausse de 2%.
 

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