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Les prix des terres rares se redressent

Le 28 juin 2013 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux critiques


Les fermetures de mines illégales en Chine limitent l’offre et soutiennent les prix des terres rares. Au Japon, des chercheurs japonais utilisent du sperme de saumon pour séparer les terres rares.

 
L’ensemble des mesures décidées par le gouvernement chinois semblent avoir réussi à enrayer la dégringolade des prix des terres rares. Après le fol envol des prix provoqués par les craintes de pénurie suscités par la réduction des exportations chinoises, la baisse de la demande conjuguée aux attentes d’ouverture de nouvelles capacités dans d’autres pays que la Chine avait entrainé en 2012 une reflux d’environ 40% des prix des terres rares par rapport à l’année précédente. Cette baisse des 17 éléments s’est poursuivie au premier semestre 2013.  
 
Les exportations chinoises avaient baissé de 71% l’an dernier. Un renversement de tendance a eu lieu en avril quand les ventes à l’étranger ont été multipliées par six par rapport à avril 2012. Les décisions gouvernementales de rééquilibrer ce marché ont conduit à la fermeture avant avril 2013 de 23 mines illégales et de 57 centres de traitement. Dernièrement, ce sont 9 mines qui fonctionnaient sans autorisation dans le comté de Longchuan (Guangdong) qui ont été fermées. Pour l’ensemble de 2012, pas moins de 20 000 tonnes de capacités avaient été éliminées. 
 
Dernièrement Les prix ont commencé à se redresser, s’appréciant de plus de 10% depuis deux semaines sur le marché chinois, indique une étude du Shanghai Securities Journal. Le bas niveau des prix avait été également fortement ressenti par Lynas, qui vient de mettre en production son unité de traitement et de séparation en Malaisie. La firme australienne va demander à ses clients, principalement des Chinois, d’accepter de payer des prix supérieurs au marché pour obtenir des contrats de livraison sur le long terme. 
 
Une séparation plus verte et moins chère
 
Une équipe de chercheurs de l’université japonaise d’Hiroshima, dirigée par le professeur Yoshio Takahaski, travaillait sur des phosphates se trouvant à la surface de bactéries, capables d’absorber et de séparer les terres rares. Ce procédé est dix fois plus productif que l’actuelle méthode utilisant une résine, moins polluant et à plus faible coût. L’équipe a ensuite testé l’utilisation de laitances de poisson, riches en acides phosphoriques pour extraire les éléments de terres rares. 
 
Les chercheurs ont utilisé du sperme de saumon qui a été séché, réduit en poudre et placé dans un bécher contenant les terres rares en solution. Le sperme absorbe les éléments aussi bien que les bactéries, en particulier le thulium et le lutétium, les moins répandues et les plus chères des terres rares. Contrairement aux bactéries, les laitances n’ont pas à être cultivées, et peuvent être stockées aisément sous forme poudreuse. 
 

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