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Naissance d’un géant minier

Le 03 février 2012 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Commodités


Le mariage entre deux firmes, en réalité inégales, devra être compensé par une prime pour les actionnaires de Xstrata. Les synergies seront limitées.


Les deux géants suisses de la mine, Glencore et Xstrata ont confirmé leurs négociations (http://indices.usinenouvelle.com/matieres-premieres/vers-une-fusion-glencore-xstrata.4165) en vue de créer le numéro quatre du secteur métallurgique et minier. Myles Allsop, un analyste d’UBS s’est penché les modalités financières du mariage entre égaux, sur les synergies offertes par la fusion et sur la place de la nouvelle entité dans le monde minier.

 




Pour être approuvé par les actionnaires de Xstrata, au moins par ceux qui détiennent les 65,2% qui ne sont pas encore dans les mains de Glencore, une prime de 20% par rapport au cours actuel devra leur être offerte. Avec 1 milliard de dollars de synergies réalisées en trois ans, une fusion réalisée par un échange d’actions, l’opération sera encore relutive tant en fonction des profits que de la valeur actuelle nette pour les actionnaires de Glencore.

 

Les synergies devraient provenir de l’augmentation des volumes négociés par les services commerciaux de Glencore, une économie évaluée à 600 millions de dollars par la banque suisse. Actuellement pas plus de 28% des ventes de Xstrata se font par l’intermédiaire de la firme de Zoug. Les 400 autres millions de synergies seraient trouvées par la rationalisation des opérations des deux groupes et l’allègement de leur gestion. Mais, une partie étant déjà réalisée et les deux groupes étant avant tout complémentaires, les économies seront limitées.

 

Les problèmes levés par les différentes institutions responsables de la concurrence seront loin d’être insurmontables. La nouvelle entité ne sera le numéro un commercial que pour les marchés du charbon thermique, du zinc et du plomb. Dans le cuivre et le nickel, elle ne sera que parmi les cinq plus importantes et dans tous les cas avec des parts de marché inférieure à 15%. L’intervention d’un troisième groupe dans le processus de fusion semble bien improbable vu que Glencore détient déjà 34,2% de Xstrata.

 

Des profits équilibrés

 

La banque suisse a dressé le portrait de « Glenstra », la nouvelle société résultat de la fusion entre les deux groupes, en représentant graphiquement les principales productions, la géographie des opérations et des ventes ainsi que des actifs.

 

 

 

 



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