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Goldman Sachs, BASF, HSBC et la Standard Bank accusés d’avoir manipulé les cours du platine

Le 27 novembre 2014 par Myrtille Delamarche
Platine
Platine
CC BY 3.0

Après l’or et l’argent, c’est désormais la fixation des cours des platinoïdes qui fait l’objet d’une enquête. Cette fois, suite au dépôt d’une plainte en nom collectif, la très américaine « class-action », déposée par un joaillier de Floride. Les trois banques Goldman Sachs, HSBC et Standard Bank et la filiale métaux du groupe chimique BASF, chargés depuis 1989 de fixer les cours du platine et du palladium, sont accusés de s’être entendus sur les prix depuis 2007.

 

Chaque jour, la banque américaine Goldman Sachs, BASF Metals (la branche de courtage de métaux du groupe de chimie allemand), la banque britannique HSBC et son homologue sud-africaine Standard Bank fixaient ensemble, lors de deux téléconférences, les cours du platine et du palladium.

 

Et il semble que chaque jour, au cours de ces deux téléconférences, ils aient partagé des informations confidentielles sur les ordres d’achat et de vente passés par leurs clients et de s’être entendus pour peser depuis 2007 sur le cours de référence du platine, dont ils avaient la charge depuis 1989. Une époque révolue, puisque les platinoïdes seront à compter du 1er décembre fixés, comme les autres métaux précieux, au London Metal Exchange. La bourse aux métaux londonienne a mis en place une nouvelle plate-forme électronique à cette fin.

 

Pots catalytiques et pile à combustible

 

La plainte dénonçant ces pratiques a été déposée par le cabinet d'avocats Labaton Sucharow au nom du joaillier américain Modern Settings LLC, devant un tribunal de Manhattan (New York). Modern Settings affirme que l’ensemble de ses clients ont été lésés, achetant plus cher que nécessaire le platine entrant dans la composition de leurs bijoux. A ces utilisateurs pourraient s’ajouter nombre d’acheteurs issus d’autres secteurs que la bijouterie, notamment de l’automobile, mais également les porteurs de multiples produits financiers dérivés.

 

Le platine intéresse, entre autres, les secteurs de l’automobile (plus de 40%) et de la bijouterie (près de 35%). Le reste de la production mondiale est partagé entre l’investissement (plus de 5%), la chimie (plus de 5%), le secteur médical, les industries pétrolières et verrière et l’électronique (2 à 3% chacun). L'automobile reste le secteur le plus porteur, aujourd’hui dans les pots catalytiques et, demain, dans les piles à combustible qui alimenteront les voitures électriques et hybrides.

 

Cette plainte n’est qu’un rebondissement de plus dans la série de manipulations de cours dévoilées depuis 2012 sur les taux de change et les prix des métaux précieux.


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