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Le vote de Xstrata sur la fusion avec Glencore reporté

Le 12 juillet 2012 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Mines


 

C’est finalement le 7 septembre que les actionnaires du mineur se prononceront sur la fusion avec son compatriote Glencore. Une opération remise en cause par les exigences de certains actionnaires. 

 

Les assemblées générales censées approuver la fusion entre les deux géants anglo-suisses des matières premières devaient se dérouler les 11 et 12 juillet. Un désaccord sur les parités de la fusion entre les deux groupes soulevé par le fonds Qatar Holdings – qui détient 10,97% du capital de Xstrata – avait dans un premier temps repoussé de 24 jours la date de l’assemblée générale décisionnaire. Finalement, cette assemblée se tiendra le 7 septembre, une décision qui favorise les projets d’Ivan Glasenberg.

 

Le premier report avait été décidé suite à la décision de la direction des deux groupes de verser les 268,5 millions de dollars de prime aux dirigeants de Xstrata sous forme d’actions et non en numéraires. Face au vent de révolte des fonds, ces primes seront liées à la réalisation de 300 millions de dollars de synergies, en plus des 50 millions déjà prévus dans le projet de fusion.

 

Le conflit avec Qatar Holding porte sur le ratio d’échange entre les titres des deux groupes. Alors que le projet propose aux actionnaires de Xstrata 2,8 actions Glencore pour une action du mineur, les Qataris exigent un rapport de 3,25 pour 1. Une proposition difficile à accepter, actuellement ce ratio n’étant que de 2,5 pour 1. La chute des cours du charbon thermique, fragilisé par l’émergence des gaz de schiste, devrait encore affaiblir l’action Xstrata. Si Glencore commercialise le charbon extrait par la firme de Zoug, la houille représente pour ce dernier une part plus importante de son chiffre d’affaires. Selon Liberum Capital, l’échec de la fusion pourrait réduire encore le facteur entre les deux groupes à 2,3 pour 1.

 

Dans ces conditions il semble peu probable qu’Ivan Glasenberg et la direction de Glencore acceptent les conditions d’échange réclamées par Qatar Holding.  « Glencore pourrait proposer une légère augmentation des termes de l’échange, mais surement pas celle exigée par Qatar Holding », explique l’analyste de Macquarie Research, Jeff Largey. Qatar Holding et quatre autres fonds mécontents des termes de la fusion contrôlent 15% du capital de Xstrata, pratiquement donc les 16% nécessaires pour faire échouer l’opération puisque Glencore, qui détient 34% de Xstrata, ne peux pas voter.

 

Glencore monte en puissance dans le ferromanganèse

 

Pour autant, pendant les grandes manœuvres avec Xstrata, le trader poursuit sa politique d’acquisition d’actifs miniers et métallurgiques. Glencore vient de racheter deux usines de ferromanganèse au brésilien Vale, pour 160 millions de dollars. Les deux unités, à Dunkerque et en Norvège ont une capacité combinée de 260 000 tonnes d’alliages, soit 1,63% de la production mondiale. Le trader sera ainsi en mesure de mieux répondre aux demandes de ses clients, a souligné Glencore dans un communiqué. En contrôlant l’amont, il sera surtout en meilleure position pour imposer des hausses de prix, ont indiqué des acteurs de ce marché interrogés par le Metal Bulletin.



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