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Le caoutchouc thaïlandais se porte bien

Le 22 décembre 2011 par Pascal Coesnon


En dépit des inondations qui touchent le pays, la production de gomme du numéro un mondial devrait augmenter l’année prochaine.

La production de caoutchouc naturel de la Thaïlande, le principal producteur et exportateur mondial, devrait atteindre 3,15 millions de tonnes (Mt) en 2012, contre 3 Mt cette année, estime Pongsak Kerdwongbundit, le président de la Thai Rubber Association. « Il a beaucoup plu cette année et nous devons faire face encore à des inondations. Donc, nous n’attendons qu’une hausse minimale de 5 % de la production. » Le sud de la Thaïlande, qui pèse pour près de 70 % de la production nationale de caoutchouc, est actuellement frappée par les pires inondations que traverse le pays depuis cinquante ans. Cette hausse sera surtout liée à la mise en production des 160 000 hectares d’hévéas plantés en 2004 sous l’impulsion du gouvernement thaïlandais, précise Pongsak Kerdwongbundit. Un hévéa met sept ans pour devenir productif et donner du latex.
 
Pongsak Kerdwongbundit estime que les exportations devrait atteindre 2,8 Mt en 2012, contre environ 2,7 Mt cette année. « Nous espérons voir une certaine hausse de la demande intérieure l’année prochaine, donc les exportations ne devraient pas augmenter énormément. » La demande de caoutchouc naturel devrait rester soutenue en dépit de la baisse de la demande européenne liée à la crise qui touche la zone euro. « Mais la demande de l’industrie automobile », qui consomme environ 70 % de la production de caoutchouc, « devrait rester importante, notamment en Chine et en Inde ».
 
Dans ces conditions, le prix de référence du kilogramme de RSS3 ne devrait pas chuter sous les 3 dollars. Le gouvernement thaïlandais s’est toutefois engagé en novembre à acheter à ses planteurs le RSS3 à 95 bahts (3,03 dollars) en cas de nécessité. Selon le Rubber Research Institute of Thailand, le kilogramme de RSS3 s’échangeait le 21 décembre à 105,65 bahts (3,38 dollars). En février dernier, le kilogramme de caoutchouc naturel atteignait un niveau record de 6,40 dollars. Pour lutter contre la volatilité des prix, les trois principaux pays producteurs – la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie – réfléchissent à lancer un marché régional du caoutchouc. « A l’issue d’une réunion ministérielle tenue à Bali, nous nous sommes accordés pour créer un centre régional du caoutchouc, ou un marché régional, qui permettra de protéger les producteurs de la volatilité des prix », indique Yium Tavarolit, le secrétaire général de l’International Rubber Consortium (IRCo). « Le projet n’en est encore qu’au stade de l’étude de faisabilité. Il pourrait s’agir d’un marché physique, d’un marché à terme ou d’un hybride entre les deux. »

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