imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

"L’excédent de café va continuer à exercer une pression à la baisse sur les prix"

Le 06 janvier 2014 par Franck Stassi
* Mots clés :  Entretien, Produits agricoles


ENTRETIEN 

Entretien avec Mauricio Galindo, directeur des opérations à l’Organisation internationale du café.


Les prix du café ont reculé d'environ 20 % depuis le début de l'année 2013. Quelles sont les raisons de cette baisse ?
La principale raison est sans doute une quantité de café sur le marché plus grande que la demande, conséquence de bonnes récoltes au Brésil et au Vietnam. Il y a un excédent de café, qui a fait baisser les prix et qui va continuer à exercer une pression à la baisse sur les prix. Nous l’avions anticipé, mais cette pression à la baisse s’est poursuivie même lorsque nous avons rendu compte de bonnes perspectives de croissance dans les pays émergents.
 
Quel bilan tirez-vous de la campagne 2012-2013 ?
C’est une campagne exceptionnelle. Nous espérions des récoltes plus importantes que les années précédentes, mais les conditions climatiques exceptionnelles ont permis de dépasser ces objectifs. Cette récolte a aggravé l’excédent mondial, qui est d’environ trois millions de sacs. Ce surplus n’est pas gigantesque, mais il n’y a pas moyen de l’absorber. Nous attendons une récolte encore supérieure l’année prochaine. Nous avions déjà prévu un surplus : l’excédent de récolte sera un niveau que l’on n’attendait pas, de l’ordre de deux millions de sacs supplémentaires.
 
Dans quelle mesure l'entrée du Brésil dans son cycle biennal défavorable peut-elle permettre de réduire la surproduction ?
On s’était habitués à une relation plutôt directe entre l’entrée du Brésil dans son cycle biennal défavorable et la baisse de la production : celle-ci reculait et les prix montaient. Ce n’est plus vraiment le cas. La récolte du Brésil est, certes, toujours la variable la plus importante et celle qui exercera de manière la plus évidente une pression à la hausse ou à la baisse sur les prix. L’impact du cycle biennal tend cependant à se réduire.

 


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation