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La canne à sucre pour remplacer le charbon

Le 25 novembre 2009 par Pascal Coesnon
* Mots clés :  Amérique latine


Brazilian Pellet va transformer la bagasse en boulettes biocombustibles.

 

Trois membres italiens et britannique de la holding First Place Investments, basée au Luxembourg, viennent d’annoncer leur intention de construire, via leur start-up Brazilian Pellet, plusieurs unités de transformation de la bagasse de canne à sucre en pellets pour alimenter des chaudières industrielles. La première phase du projet, au cours du premier trimestre 2010, sera financée au deux tiers par un emprunt de 45,5 millions de dollars auprès de l’Inter-American Development Bank (IDB). Les trois membres fondateurs, Diego Maurizio Zannoni, Giancarlo de Filippo et David Instance apporteront, de leur côté, plusieurs millions de dollars. Le coût total du projet devrait atteindre 114 millions de dollars.

 

Le procédé a nécessité deux ans d’études. Il a été testé avec succès dans un projet pilote, se réjouit Zannoni, qui est également ingénieur en aéronautique. Essent Trading, un trader de produits énergétiques néerlandais propriété de l’électricien allemand RWE, a certifié que les pellets répondaient aux normes européennes des biocombustibles solides.

 

La première unité de production sera construite dans la province de São Paulo, région qui produit plus de la moitié de la canne à sucre nationale. Les raffineries brésiliennes utilisent généralement leur propre bagasse, résidu de la transformation de la canne, pour produire leur énergie par cogénération. Mais, 20 % de celle-ci, environ 25 millions de tonnes, restent à l’état de déchets, explique Zannoni. « Si vous laissez la bagasse pourrir, elle dégage du méthane, un gaz 20 % plus dangereux pour l’atmosphère que le dioxyde de carbone, précise Ivan Nuñez de l’IDB. En la brûlant, au contraire, vous obtenez des crédits carbones. »

 

D’ici à 2015, Brazilian Pellets espère atteindre un niveau de 520 000 tonnes de pellets par an, permettant de produire 2 420 GWh d’électricité dans des unités de production fonctionnant au charbon. L’entreprise compte s’implanter en Europe, où les entreprises utilisent de plus en plus de biocombustibles, afin de réaliser les objectifs de réduction de 20 % de leurs émissions de gaz à effet de serre.


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