imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

L’Angola se lance dans le bioéthanol

Le 29 octobre 2009 par Pascal Coesnon


Le pays africain cherche à redynamiser son secteur agricole.

 

Le géant brésilien de la construction Odebrecht vient d’annoncer la création d’un joint venture avec le pétrolier angolais Sonangol (Sociedade Nacional de Combustíveis de Angola) et Damer, un groupe privé local. Le projet, Biocom (Bioenergy Company of Angola), devrait recevoir un investissement de 220 millions de dollars afin d’aider l’Angola d’alléger sa dépendance au pétrole qui représente 90 % de ses revenus. L’Angola est le principal producteur africain d’hydrocarbures après le Nigeria. Il s’agit du premier projet majeur dans la production de sucre et d’éthanol depuis plusieurs décennies.

 

« Nous allons commencer la production dès 2010 et atteindre la vitesse de croisière en 2013 », se félicite Humberto Rangel, le directeur de la communication d’Odebrecht Angola. Biocom va ainsi cultiver 30 000 hectares de canne à sucre dans la province de Malanje, dans le centre-nord du pays. L’unité de transformation aura une capacité de production de 260 000 tonnes de sucre et de 30 millions de litres d’éthanol par an. D’autre part, la bagasse sera utilisée pour produire 47 mégawatts d’électricité par cogénération.

 

L’Angola était un exportateur majeur de café, de bananes et de sucre avant que n’éclate la guerre civile, qui a duré 27 ans, suivant l’indépendance obtenue en 1975. La plupart des agriculteurs avaient alors déserté la campagne pour fuir vers la ville. Aujourd’hui, le pays importe la majeure partie des produits alimentaires nécessaires aux besoins de sa population.


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation