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De nouvelles sources d'hydrocarbures

Le 31 mai 2010

De nombreuses technologies d’exploitation sont à l’étude. les investissements se concentrent sur trois d’entre elles, les plus rentables pour les pétroliers.

L’INJECTION DIRECTE POUR LES VIEUX CHAMPS PÉTROLIERS

Dans un champ pétrolier, la récupération de l’huile se limite à environ 30 à 35% de la capacité totale du réservoir. Pour améliorer ce taux, les pétroliers emploient les technologies EOR («Enhanced Oil Recovery»). Ci-contre, l’EOR thermique consiste à injecter dans le réservoir d’hydrocarbures de la vapeur à 400°C. la vapeur rend l’huile plus fluide et améliore sa récupération. Cette méthode demande de disposer d’outils de production de vapeur près du champ. D’autres technologies EOR existent. Par exemple, un gaz (type CO2), peut être injecté dans le sol pour «pousser» le pétrole bloqué dans les roches. D’autres procédés emploient des voies chimiques. un champ peut alors être exploité à plus de 60% de sa capacité totale.

LA TACTIQUE DE LA PIEUVRE POUR L’OFFSHORE PROFOND

A des profondeurs d’eau importantes, au-delà de 1500 mètres, les pétroliers doivent optimiser le déploiement de leurs matériels sous peine d’accroître leur coût de production. l’un des principaux enjeux est alors de relier des champs satellites très éloignés à des installations et plates-formes offshore. Il est plus rentable de procéder à une première séparation des gaz et des liquides (eau et huile) dans des unités sousmarines. Pour travailler à ces profondeurs, les qualités des tubes sont essentielles. avec une eau à 4°C, il est en effet nécessaire de protéger thermiquement le pétrole afin que sa viscosité ne s’accroisse pas au point de le rendre impossible à pomper. la superficie des grands champs offshore croît sans cesse depuis dix ans grâce à l’amélioration permanente des technologies utilisées.

UNE MULTITUDE DE TROUS POUR LES GAZ DE SCHISTES

Les gaz de schistes («shales gas» en anglais) désignent un type de réservoirs de gaz dits non conventionnels. Il s’agit de roches où le gaz s’est formé, sous les conditions de pressions et de températures adéquates, et qui, au lieu de s’en échapper, y est resté bloqué. Pour exploiter ces réservoirs très imperméables, les pétroliers doivent creuser des puits horizontaux afin d’agrandir la zone de récupération. D’autre part, la roche doit être fracturée à l’aide d’eau sous pression, pour permettre au gaz de circuler le plus possible. Enfin, ces puits doivent être répétés de nombreuses fois pour unmême champ. les autres types de gaz non conventionnels sont ceux issus des réservoirs compacts («tight gas»), dans lesquels la roche réservoir est peu poreuse, et les gaz de charbon («coalbed methane»), appelés aussi grisou.

 



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