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Côte d’Ivoire : le caoutchouc plus rentable que le cacao

Le 04 février 2010 par Pascal Coesnon
* Mots clés :  Afrique


Premier producteur africain de gomme, le pays des Eléphants espère tripler sa production d’ici à 15 ans.

 

« La production de caoutchouc naturel s’est fortement accrue cette année. Après 2010, elle continuera à croître avec l’arrivée en production de plusieurs milliers d’hectares de jeunes hévéas », se félicite Akpangni Attroba, le secrétaire général de l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (Apromac). Selon ce dernier, l’Eburnie, le numéro un du secteur en Afrique, espère produire 218 000 tonnes de gomme cette année, contre 205 000 tonnes en 2009. Entre mai et juillet dernier, environ 3 000 hectares d’hévéas ont été plantés dans le cadre du programme gouvernemental d’augmentation de la production, qui prévoit de récolter 600 000 tonnes d’ici à 2025. Quelque 8 000 hectares de nouvelles plantations sont prévus cette année, le tout subventionné par l’Etat.

 

« Nous n’avons aucun problème. Tout se que nous produisons, nous le vendons, se réjouit Attroba. La demande chinoise est de plus en plus forte. Plusieurs acheteurs chinois viennent nous voir pour se fournir ici, mais nous sommes incapables de répondre à toutes leurs demandes », regrette-t-il.

 

Le pays d’Afrique de l’Ouest est également le premier producteur mondial de cacao. Mais les planteurs se plaignent souvent de la volatilité des prix et de l’irrégularité des paiements pour les fèves qu’ils produisent. Avec une récolte mensuelle régulière, le caoutchouc est maintenant considéré comme beaucoup plus attractif. De fait, de nombreux planteurs délaissent aujourd’hui le cacao et le café au profit du caoutchouc naturel.

 

Attroba déplore toutefois le manque d’infrastructures industrielles. Seules onze unités de transformation du latex sont implantées sur le territoire. En 2008, elles n’étaient que huit. La Côte d’Ivoire ne transforme cependant que 5 % de sa production. Quant à une unité de production de pneumatiques, l’idée n’est pas à l’ordre du jour : « ce genre d’industrie lourde nécessite beaucoup trop d’investissements. »


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