BTP
imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

Un pétrole toujours très volatile

Le 07 avril 2009 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Energie, Pétrole

Tiraillé entre la faiblesse des fondamentaux à court terme et leur amélioration ensuite, le baril de WTI devrait toucher les 65 dollars en fin d'année.

Le cours du WTI poursuit un parcours en montagne russe qui l'a vu après être tombé à 43,74 dollars le 11 mars remonter à 54,66 dollars le 26 mars avant de replonger à 47,26 le 1e avril pour tutoyer les 54 dollars deux jours plus tard. Cette incessante volatilité s'explique, selon Jeffrey Currie responsable de la recherche commodités de Goldman Sachs, par une lutte sans fin entre « de faibles fondamentaux à court terme et la probable amélioration des fondamentaux durant la seconde moitié de l'année ».
Les récentes hausses ont été engendrées par « un optimisme en hausse dans la future stabilisation du système financier, ainsi que dans la croissance économique globale ». Les décisions de la Réserve Fédérale, ainsi que la politique décidée par le G20 d'étendre aux pays émergents les plans de stimulations de l'économie par l'intermédiaire du FMI ont particulièrement soutenu cet optimisme, souligne l'analyste. Autre indice favorable, l'étonnant 54,2 pour mars du PMI chinois, la 4e hausse successive de l'indice mensuel des agents d'achat. Toutefois, la réalité décrite par la plupart des indicateurs économiques aujourd'hui devrait limiter l'ampleur de ces hausses tournées vers l'avenir.
L'autre facteur qui renforce ce modèle - fondamentaux faibles à court terme et plus tendus à moyen terme - est le cycle manufacturier. Dans un contexte de crédit restreint, les industries manufacturières ont réduit leurs taux d'utilisation et diminué le volume de leurs stocks « à un niveau inégalé à ce point de la crise ». Cette réponse extrême explique la récente disparité entre les demandes de produits distillés et d'essence. Plus liés au fonctionnement de l'industrie les produits distillés ont subi de plein fouet les conséquences du déclin des activités manufacturières. Un mouvement qui a propulsé les stocks de produits à un niveau record pour la saison.
Le cycle manufacturier renforce les risques de baisse des cours du brut à court terme, estime la banque américaine. D'autant que les stocks d'essence se sont sensiblement appréciés aux Etats-Unis, malgré une demande qui avait bien résisté. A terme cependant, Jeffrey Currie prévoit un contexte plus stable de la demande, « renforcé par la nécessité pour l'industrie de reconstituer ses stocks au 2e semestre 2009 ». En fin d'année, l'analyste table sur un déficit sensible des marchés du brut et en conséquence maintient une prévision de cours de 65 dollars le baril de WTI pour cette période. 
Daniel Krajka

Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation