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Le groupe Arnault entre au capital de Paprec

Le 03 juin 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Paprec
JeanLucPetithuguenin
JeanLucPetithuguenin

Le recycleur va profiter d'une augmentation de capital pour poursuivre son développement accéléré.

Le leader indépendant du recyclage (papiers, plastiques...), aux côtés des géants diversifiés Suez et Veolia, vient de procéder à une augmentation de capital de 75 millions d'euros et à 25 millions de reclassement de titres financés par la Financière Agache Private Equity. Dirigée par Jean Marc Espalioux - ancien, comme Jean-Luc Petithuguenin, le fondateur et PDG de Paprec, de l'ancienne Générale des Eaux -, cette filiale du groupe Arnault spécialisée dans les prises de participation directe s'était déjà invitée au capital de Go Voyage.

En 14 ans, le groupe Paprec, tablant sur l'essor des besoins en matières premières secondaires, est devenu le numéro 2 en France du recyclage des vieux papiers, le numéro un du broyage confidentiel et du recyclage des plastiques et des papiers de bureau. Il est également le troisième dans d'autres secteurs comme les déchets industriels, ceux des chantiers et le recyclage du bois et des DEEE. Depuis sa création à la Courneuve en 1994, son chiffre d'affaires a été multiplié par 70 (320 millions d'euros),  ses volumes par 40 (2 millions de tonnes) et le nombre de ses salariés par 45 (2 000). Mais pour se développer, le groupe a besoin de toujours plus de capitaux, rappelle son PDG.

« L'an dernier, Paprec préparait son introduction en bourse lorsqu'a éclaté la crise de subprime », rappelle Jean-Luc Petithuguenin. L'arrivée de la Financière Agache Private Equity, qui contrôlera 37% du capital de Paprec, permettra de nouveaux développements. Si dans le passé la croissance interne a représenté 70% des investissements du groupe, la tendance devrait s'inverser, estime le patron du recycleur. Celui-ci conservera le contrôle du groupe qu'il a fondé puisque, s'il ne détiendra que 37% du capital, il a imposé à son partenaire des droits de vote double. Les acteurs financiers, qui détenaient environ 30% de l'entreprise, verront cette part réduite à 17%. Pour Jean-Luc Petithuguenin, il est impensable d'avoir des industriels à son tour de table car il y perdrait son indépendance. Mais dans un secteur toujours vorace en investissements, cette augmentation de capital ne nous empêchera pas d'aller en bourse d'ici deux à trois ans, précise-t-il.

Un secteur clé du 21e siècle

« La vague verte et le développement durable sont devenus une réalité économique qui déferle sur l'industrie mondiale », affirment les deux partenaires dans un communiqué. Ce que confirme Jean Marc Espalioux, qui table sur l'avenir exceptionnel du recyclage. Pour surfer sur cette vague, Paprec continuera de développer sa R&D et compte d'ici à quatre ans atteindre un chiffre d'affaires de 750 millions d'euros et employer 3 000 salariés. Avec une productivité en progrès constant, le recyclage est une industrie à forte intensité capitalistique qui réclame 150 000 euros d'investissement par emploi créé, explique Petithuguenin. La France a la chance de disposer de deux géants historiques, Suez et Veolia, qui n'ont pas empêché de développement de grosses PME performantes comme CFF, Séché ou Paprec, tient à souligner le dirigeant. Toutefois, le groupe hésite à investir dans des capacités de production à l'étranger où il craint de perdre ses avantages comparatifs face aux géants du secteur.

Daniel Krajka

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