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ArcelorMittal arrête un haut-fourneau en Allemagne

Le 06 septembre 2011 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


Ce nouvel arrêt décidé par le géant de l’acier annonce une fin d’année difficile pour la sidérurgie européenne.

Après Liège en Belgique et Florange en France c’est Eisenhüttenstadt en Allemagne qui va assister à l’arrêt d’un haut-fourneau. Prenant la mesure de la chute de la demande d’acier en Europe, ArcelorMittal vient d’annoncer la mise en veille de cette unité située à la frontière polonaise, «jusqu’à ce que le niveau de la demande permette un redémarrage». Ce sont désormais 3 des 25 hauts-fourneaux du groupe en Europe qui ne produisent plus d’acier.

 

Le complexe sidérurgique d’Eisenhüttenstadt, au nord-est du pays, dispose de deux hauts-fourneaux, produit des laminés à chaud et à froid, des aciers galvanisés ainsi que des brames et des blooms. L’arrêt du haut fourneau numéro un réduira de 500 000 tonnes sa capacité totale qui est de 2,1 millions de tonnes, a précisé un porte-parole du groupe au Metal Bulletin.

 

Cette décision du numéro un mondial de l’acier souligne les difficultés actuelles du secteur. Si ArcelorMittal avait déjà attiré l’attention sur l’atonie de la demande au troisième trimestre – lors de la présentation de ses résultats semestriels, il annonçait une réduction des capacités d’utilisation globale de 78% au premier semestre à 75% au troisième trimestre –, ces mises en sommeil indiquent que le groupe ne prévoit pas de rebond de la demande au quatrième trimestre. Il poursuit donc sa stratégie d’adaptation de l’offre à la demande qui lui permet de limiter les baisses des prix de ses aciers.

 

Interrogé par le Metal Bulletin ThyssenKrupp a déclaré n’avoir aucunement l’intention de suivre l’exemple de son concurrent en fermant des capacités de production d’aciers plats. La firme d’Essen est protégée par sa spécialisation dans les aciers plats destinés à l’industrie automobile, un secteur encore dynamique en Allemagne. Sa production de brames est également tirée par les besoins de sa nouvelle unité de laminage aux Etats-Unis.

 

Lakshmi Mittal a bien tiré la leçon de la crise de la sidérurgie de 2008 et réagit immédiatement aux évolutions de la demande, explique Marcel Genet de Laplace Conseil. Auparavant, les aciéristes en réagissant trop lentement à la baisse de la consommation  provoquaient d’importantes baisses de prix. « J’avais calculé à la fin des années 1980 qu’une réduction de 1% de la demande d’acier entrainait une chute de 3% de son prix », rappelle Marcel Genet. ArcelorMittal, disposant d’un parc important de hauts-fourneaux, peut procéder à des ajustements fins en fonction des capacités de chaque unité. En réagissant ainsi le groupe envoie un signal à ses concurrents.  

 


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