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Les nouveaux paradigmes de l’acier

Les nouveaux paradigmes de l’acier
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Les intrants prennent la main

Le fort recul des prix des principaux intrants de l’acier (minerai de fer et charbon à coke) ne devrait être que provisoire. L’urbanisation à marche forcée de la Chine – le premier facteur de la hausse de la demande globale – n’est pas achevée. Et l’Inde ou les autres grands pays en croissance – Brésil, Indonésie, Russie, – ne demandent qu’à marcher dans ses pas.


Atteignant déjà 1,5 milliard de tonnes annuelles, la production mondiale devrait rapidement dépasser les 2 milliards. Un effet d’aubaine pour les trois grands mineurs de fer qui profitent largement de prix fixés par les producteurs marginaux. Une situation qui semble suffisamment enviable à ArcelorMittal pour que, non content de viser à l’autosuffisance en ressources minières, il décide de devenir un mineur d’importance vendant ses produits aux aciéristes chinois.

Gagner plus en produisant moins

Lors de l’effondrement de la demande en 2008-2009, le numéro 1 de la sidérurgie n’a pas hésité à fermer la moitié de ses hauts-fourneaux pour prévenir la constitution de stocks pléthoriques laminant les prix. Cette fois, le groupe a affiné sa stratégie, alignant son offre sur le niveau de la demande.


Le leader mondial a toutefois identifié un autre axe de développement de ses marges... Son programme d’économies visant à gonfler son ebitda, s’est déployé à l’occasion de la chute de la demande d’acier en Europe. Fermant les capacités les plus coûteuses, le sidérurgiste concentre sa production d’acier dans ses hauts-fourneaux construits en bordure de mer pour bénéficier des minerais brésiliens ou africains. Objectif : une hausse de 1 milliard de dollars de son Ebitda.


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