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Le retour de Severstal

Le 30 octobre 2012 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


Le deuxième producteur russe d’acier pourrait être intéressé par la reprise des hauts-fourneaux de Florange (Moselle). Sans les laminoirs du site, cette acquisition n’aurait que peu d’intérêt pour la firme d’Alexeî Mordachov.

 

Six ans après avoir été repoussé par Lakshmi Mittal dans sa tentative d’alliance avec Arcelor, le sidérurgiste russe Severstal aurait entamé des pourparlers en vue de la reprise des hauts-fourneaux de Florange (Moselle), rapporte les Echos. L’oligarque Alexeï Mordachov, qui contrôle 80% du groupe dont il est également le directeur exécutif, aurait envoyé un représentant il y a deux semaines. Si ArcelorMittal plombé par une écrasante dette financière a déjà mis en vente une partie de ses actifs miniers canadiens (http://indices.usinenouvelle.com/produits-siderurgiques/arcelormittal-revendrait-une-partie-de-son-fer-canadien.4473), la cession à un concurrent de ses actifs lorrains semble peu probable. 
 
Severstal a produit 15,3 millions de tonnes d’acier brut en 2011. Sidérurgiste intégré il couvre 90% de ses besoins en minerai de fer et 110% de sa consommation de charbon métallurgique. En Russie, il assure seul la production des intrants nécessaires à ses aciéries. Conséquence, avec des coûts de production de 400 dollars en 2011, ses brames sont parmi les moins chères à produire. 
 
Le sidérurgiste russe ne semble donc pas avoir besoin de capacités de production d’acier brut additionnelles. Les hauts-fourneaux de Florange ne pourraient l’intéresser que s’ils sont accompagnés des laminoirs du site, qui fournissent l’industrie automobile allemande. D’autant que Severstal vise à accroitre sa présence dans les produits à haute valeur ajoutée qui représentent déjà 45% de son portefeuille. 
 
Le sidérurgiste russe ne s’est toujours pas débarrassé du groupe sidérurgiste italien Lucchini qu’il avait acquis en 2005. Il a encore l’aciérie de Piombino avec une capacité de 1,2 million de tonnes d’acier brut. De plus, ArcelorMittal a été très clair, il ne sera pas client des hauts-fourneaux de Florange, d’autant plus s’ils sont rachetés par un concurrent.
 

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