imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

La chute de la demande européenne n’aura que des conséquences mineures

Le 05 juin 2012 par Daniel Krajka


La montée en puissance de la consommation de métaux des pays émergents a fortement modéré l’impact  de la baisse en Europe sur la demande mondiale.

 

Alors que la situation macroéconomique de l’Europe continue de se détériorer, les marchés de métaux ont subi une nouvelle correction. Dans l’acier en particulier, la demande marginale semble à l’arrêt, note Colin Hamilton de Macquarie Research. Toutefois, l’amplitude des risques pour le marché des métaux, associée aux conséquences de la crise grecque reste, difficile à quantifier. Mais avec une demande avant tout tirée par les marchés émergents, les conséquences de la crise européenne semblent toujours moins importantes pour la demande globale.

Le malaise actuel semble plus aigü dans la sidérurgie. Si les primes à la livraison sont en effet restées élevées pour les métaux de base au deuxième trimestre, les prix de l’acier ont sensiblement reculé. Celui de la tonne de bobine laminée à chaud, sortie usine, est tombé à 650 dollars, retrouvant pratiquement le niveau de son point bas de décembre dernier. Selon la banque australienne la demande européenne d’acier devrait chuter en 2012 de 6%. Un recul qui globalement n’aura qu’une importance limitée, l’influence de la sidérurgie européenne ayant fortement diminué. Si les volumes produits actuellement sont au niveau de ce qu’ils étaient en 1990, la montée en puissance de la sidérurgie chinoise et des autres pays émergents a réduit la part de l’Europe de 30 à 16% de la production d’acier mondiale.

ette baisse a été accompagnée par une réduction de la demande d’acier, normale pour des pays industrialisés. Si, en volume, la baisse actuelle de la demande européenne est proche de ce qu’elle a été lors des dernières périodes de récession, en termes relatifs, le recul ne dépassera pas 1% de la demande globale. Pour le cuivre, ce ratio ne dépasserait pas 0,2% en 2012. Une chute toujours possible de 10% de la demande européenne, constatée seulement lors de la dernière crise financière, n’aurait pour conséquence qu’une réduction de 1% de la demande globale pour le minerai de fer  et 2% pour l’acier inoxydable, comme pour les charbons thermiques et métallurgique.

Toutefois, cette baisse pourrait ramener le marché du cuivre à l’équilibre, par rapport aux 250 à 300 000 tonnes de déficit attendus aujourd’hui par Macquarie Research. Bien sûr cette baisse de 10% de la demande aurait également des conséquences sur les produits de consommation fabriqués dans les pays émergents. Toutefois, la Chine a déjà fortement réduit ses exportations et l’Europe n’en représentant qu’une part mineure, les conséquences ne seraient pas dramatiques.


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation