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Port-la-Nouvelle : l’huile de palme toujours pas d’actualité

Le 16 novembre 2011 par Lilly Thomann
* Mots clés :  Pêche


Lundeux

Dans l’Aude, sur le deuxième port méditerranéen pour l’importation des produits pétroliers, le projet d’implantation d’une usine d’huile de palme en est encore à ses balbutiements. Si le projet est mené à son terme, il s’agirait de la première usine spécialisée dans l’importation, le stockage et le traitement de cette huile en France. Les écologistes s’en mêlent.

Pas d’huile de palme à déclarer à Port-la-Nouvelle (Aude). Et aucun contrat signé non plus avec le géant malaisien Sime Darby, numéro 1 mondial de l’oléagineux le moins cher. Cela n’a pourtant pas empêché le collectif No Palm (Nouvelles Orientations Pour des Alternatives Locales et Méditerranéennes) de se réunir sur le site le samedi 12 novembre pour faire signer une pétition "contre" l’implantation d’une usine d’huile de palme.

Plus de 5 000 signatures ont été recueillies sur le Net. "Je suis persuadé que Sime Darbi pourrait s’implanter sur le port méditerranéen", nous a indiqué mardi 15 novembre Pascal Pavie, l’un des quatre porte-paroles du collectif écologiste.

Le projet est pour autant au point mort, selon Gaëtan Guilloux, directeur d’exploitation du Port à la Chambre de commerce et d’industrie. "Un appel à projets a été lancé courant août à de nombreux industriels, explique-t-il. On devait avoir des réponses courant octobre. On n’a toujours rien reçu."

"On voulait faire un terminal liquide"

A l’origine, l’idée du Conseil régional du Languedoc-Roussillon, propriétaire du port depuis 2007 était de "créer un terminal liquide", pour reprendre les mots de Gaëtan Guilloux. "On importe déjà à Port-la-Nouvelle, 1,2 million de tonnes d’hydrocarbures et d’additifs. Le but est donc d’exploiter une surface de six hectares à côté de cette zone d’activité, afin d’assurer une meilleure rentabilité économique du port", explique-t-il. Ainsi, 50 emplois pourraient être créés...

Ce concept déplaît clairement aux militants écolos représentés par une dizaine d’associations, mais aussi des groupes politiques comme Europe-Ecologie Les Verts. "D’une part, ce nombre d’emplois est tout à fait dérisoire compte-tenu de la taille du site utilisé. D’autre part, on croit savoir que la collectivité locale déboursera 200 millions d’euros. Payer autant pour commander la déforestation des forêts du Liberia, la matière première de Sime Darby, est inacceptable", dénonce Jean-Jacques Mathieu, militant de la Confédération paysanne.

Ce processus dépeuple des régions africaines et engendre un appauvrissement génétique des forêts. Les opposants au projet proposent des alternatives pour l’exploitation du port, comme la pêche artisanale, ou encore le commerce de l’huile de colza. Reste à convaincre les politiques.

 


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