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Louis Dreyfus Commodities nomme Mayo Schmidt directeur général

Le 01 décembre 2014 par Myrtille Delamarche
* Mots clés :  Matières premières
Louis Dreyfus Commodities
Louis Dreyfus Commodities
DR

La nomination de l’ancien directeur de Viterra confirme le virage opéré dans le mode de gouvernance en prévision d’une éventuelle cotation en bourse du groupe de négoce, qui a jusque-là maintenu le la plus grande discrétion sur ses comptes et conservé son capital au sein de la famille.

 

C’est le « D » de l’ABCD du négoce de matières agricoles, dont les trois premières lettres sont incarnées par ArcherDanielsMidland (ADM), Bunge et Cargill. Le groupe multinational d’origine française Louis Dreyfus, l’un des « big five » du négoce international (les quatre ABCD auxquels s’ajoute Glencore) vient de présenter son nouveau directeur général, après plusieurs mois de recherche. Il s’agit de l’ancien directeur de la société de négoce de céréales Viterra (avant son rachat par Glencore en 2012), l’américano-canadien Mayo Schmidt.

 

Ce dernier remplace Ciro Echesortu, qui avait amorcé le « projet de transition », comme le déclarait le groupe en avril 2014 dans le communiqué annonçant le départ de ce dernier, moins d’un an après sa prise de poste. L’intérim a été assuré par Claude Ehlinger, qui conserve ses fonctions de directeur financier et devient directeur général adjoint de Louis Dreyfus Commodities (LDC).

 

La nomination à sa direction opérationnelle de Mayo Schmidt, annoncée le 28 novembre, est un pas de plus sur le chemin de la cotation en bourse du groupe. Celle-ci n’est néanmoins pas envisagée à court-terme, d’après des déclarations de Serge Schoen, président exécutif de Louis Dreyfus, au quotidien Les Echos : « Il n’y a pas de raison aujourd’hui que Louis Dreyfus Commodities entre en Bourse. Le groupe n’a pas besoin de fonds propres supplémentaires et il finance ses activités par lui-même. »

 

Un recrutement externe à un tel poste, dans un groupe qui a jalousement conservé son capital au sein de la famille fondatrice durant 163 ans – et continue à le sécuriser à travers le rachat de parts familiales par Margarita Louis-Dreyfus –, reste un signal fort de son alignement sur le fonctionnement des groupes cotés.

 

Bien au-delà des matières premières agricoles, le groupe Louis Dreyfus, dont le siège est désormais aux Pays-Bas, revendique une intégration verticale « de la ferme à la fourchette ». Pour 2013, LCD annonce un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros et un bénéfice net de 512 millions.


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