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PotashCorp va supprimer 18% de ses postes

Le 04 décembre 2013 par Daniel Krajka


Affaibli par la baisse des prix provoquée par une demande insuffisante, le géant canadien de la potasse va diminuer sa production et réduire ses effectifs.


Le bouleversement du marché mondial de la potasse initié en Russie par l'éclatement de l'un des deux cartels qui régissaient le marché mondial de l'engrais a été ressenti massivement jusqu'en Amérique du Nord, l'autre grande région productrice. Potash Corporation, le premier producteur canadien, vient d'annoncer une baisse de 18% de ses effectifs, soit 1 050 de ses 9 500 emplois. Dans un communiqué le groupe détaille son plan de suppressions de postes: 
Saskatchewan : 440
Nouveau-Brunswick : 130
Floride : 350
Caroline du Nord : 85
Autres États américains et Trinidad : 40
 
C'est la province canadienne de Sakatchewan, qui paie le plus lourd tribut avec 42% du total. L'une des deux mines de Lanigan sera fermée d'ici à la fin de l'année alors que les activités de la mine de Cory seront réduites. Les installations de Patience Lake et le siège social de Saskatoon seront aussi touchés par ces suppressions d'emplois. 
 
"Il y a eu une détérioration dans nos trois branches d'activités, et pour rester compétitif au niveau mondial et en bonne santé financière, nous devons faire ces choix très difficiles aujourd'hui", a déclaré dans un  communiqué le président-directeur général de PotashCorp, Bill Doyle. Le groupe Potash Corp explique devoir  s'adapter à une croissance économique moins élevée que prévu dans les pays émergents. Le groupe qui assure 20% de la production mondiale a subi de plein fouet la baisse des prix des engrais. La croissance de la demande de potasse et de phosphates pour faire de l'engrais est plus faible que prévue. Et, bien sûr, Potash Corp explique devoir adapter son offre à la demande tout en réduisant ses coûts de production. 
 
Les coûts de cette restructuration, qui devrait être achevée avant la fin de l'année, devraient atteindre 70 millions de dollars, estime le groupe. "C'est un jour difficile pour nos salariés et notre compagnie", a déclaré Billy Doyle, affirmant que les indemnités et les aides au reclassement seraient supérieurs à ce qui est en vigueur dans des circonstances analogues. Les économies réalisées devraient atteindre 15 à 20 dollars par tonne de phosphate en 2014 avec un objectif de 20 à 30 dollars pour 2016. Pour les phosphates, l'objectif est de 10 à 15 dollars par tonne. Dans cet environnement, BHP Billiton devraient remettre à plus tard ses ambitions dans le secteur.

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