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Comment les filières agricoles françaises souhaitent gagner en compétitivité

Le 09 juillet 2014 par Franck Stassi


Les représentants des filières céréales, betterave-sucre et oléagineux misent sur l’accroissement de la production et la recherche.


Afin de faire face à l’essor démographique mondial, de gagner en compétitivité et de s’adapter aux enjeux climatiques, les vingt filières agricoles ont conduit, à la demande du ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt Stéphane Le Foll, une réflexion stratégique sur les actions à mener et les moyens à engager à l’horizon 2025. Réalisés au sein des conseils spécialisés de France AgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, ces travaux ont débouché sur une série de mesures destinées à être mises en œuvre au sein des filières.


Les travaux de la filière céréalière ont notamment porté sur la façon de produire davantage sur une surface cultivée stable, tout en engageant une politique de préservation de l’environnement et d’amélioration de la qualité des produits. Un plan a ainsi été lancé dans le but d’améliorer le taux de protéines des blés tendres en France afin de mieux répondre aux demandes exprimées par les acheteurs étrangers. A moyen terme, la filière se donne pour objectif de réduire ses coûts fixes, en favorisant la mise en commun de moyens (assolement, matériels…) L’amélioration de la chaîne logistique fait également partie des priorités fixées, avec pour mesures principales l’accroissement des capacités de stockage et l’appui au développement du fret.


La fin des quotas sucriers dans l’Union européenne le 1er Octobre 2017 représente l’enjeu phare de la filière betterave-sucre, "une des principales forces de l’agro-alimentaire français". La France est le premier producteur européen de sucre et de betterave. Pour répondre à ce défi, les professionnels de la filière comptent mobiliser davantage de surfaces, allonger la durée de la campagne betteravière (trois mois à l’automne), et soutenir le développement de la chimie du végétal. La nouvelle situation des marchés doit par ailleurs donner lieu à l’adaptation de l’accord interprofessionnel, qui engage les planteurs de betteraves et les groupes sucriers.


La filière oléagineuse, dont l’essentiel de la production est destinée au marché français (un quart de la production est exporté, principalement en direction de l’Allemagne, de la Belgique et de l’Espagne), souhaite pour sa part renforcer sa compétitivité en misant sur des produits riches en protéines, les tourteaux de colza et de tournesol. Le vieillissement de la population constitue une opportunité de valorisation des atouts nutritionnels des huiles. Les professionnels de la filière ont également programmé une analyse des freins au développement des oléagineux, y compris sur le plan logistique, par régions. Ils tablent également sur l’essor de l’oléochimie en substituant des huiles de synthèse par des huiles d’origines végétale dans le cadre de la production de polymères.



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