imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

Rio Tinto et Anglo American revendent des participations dans le cuivre sud-africain

Le 12 décembre 2012 par Daniel Krajka


Les entreprises chinoises continuent leurs emplettes en Afrique, cuivre et minerai de fer sont sur la liste.

 

Les grands mineurs diversifiés poursuivent la restructuration de leurs portefeuilles d’actifs. La dernière opération de ce type est la vente par deux géants, Rio Tinto et Anglo American, de Palabora Mining, un complexe cuprifère en Afrique du Sud. C’est l’Industrial Development Corporation (IDC), l’agence de développement économique du pays qui est à la tête du consortium d’entreprises chinoises et sud-africaines qui s’est porté acquéreur. 
 
Ce consortium inclut le plus important sidérurgiste chinois, Hebei Iron & Steel (pour 35% du capital de Palabora), le groupe public chinois Tewoo (20%), General Nice Development, une société privée chinoise de trading (25%), et enfin l’IDC (20%). Les deux compagnies minières recevront chacune, 373 millions de dollars pour les 57,7% de Rio Tinto et 103 millions de dollars pour les 16,8% d’Anglo American. Il faudra quatre à six mois pour que les gouvernements chinois et sud-africain donnent leur accord définitif à l’opération. 
 
« Palabora est une bonne entreprise mais n’entre plus dans le portefeuille d’actifs de Rio », a justifié son directeur financier, Guy Elliott. Le complexe produit annuellement 80 000 tonnes de cuivre raffiné, des cathodes pour l’exportation et du fil pour le marché intérieur. Le mineur diversifié semble vouloir quitter définitivement l’Afrique du Sud. L’an dernier il a revendu son gisement de charbon à coke de Chapudi à Coal of Africa, pour un prix cassé de 75 millions de dollars. 
 
C’est la deuxième acquisition menée par l’IDC dans les matières premières. Il y a un mois, l’agence dirigeait un autre consortium – incluant le groupe de Cyril Ramaphosa, Shanduka – pour acquérir la majorité de l’aciériste Scaw Steel and Metals au prix de 390 millions de dollars. Le vendeur était déjà Anglo American. Une acquisition qui correspond bien à la volonté des autorités de transformer sur place le minerai sud-africain. En même temps les dirigeants du pays étudient des mesures pour faire baisser les prix de l’acier. Un porte-parole de l’IDC a rappelé l’importance des gisements de magnétite pour la sidérurgie sud-africaine. Ce minerai de fer est un coproduit du cuivre extrait de ses mines de Limpopo. L’an dernier, Palabora a vendu 23,1 millions de tonnes de magnétite qui ont représenté 80% de ses profits. 
 
La plus importante part du minerai de fer extrait est expédiée vers la Chine via le port de Maputo, au Mozambique. « L’Afrique du Sud offre des opportunités d’investissements à long terme significatifs », a souligné le président de Hebei, Wang Yifang. Les entreprises chinoises sont toujours attirées par les ressources naturelles de l’Afrique. Au plus fort du conflit social qui a bouleversé l’industrie minière de l’Afrique du Sud, une filiale de Beijing Haohua Energy Resource n’a pas hésité à proposer d’injecter 100 millions de dollars dans le capital de Coal of Africa, un producteur de charbon.
 


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation