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Moins de liquidités pour l'exploration dans les métaux de base

Le 29 octobre 2013 par Daniel Krajka


L'étude d'un consultant canadien confirme les difficultés actuelles des juniors et le recul brutal des budgets consacrés à l'exploration minière.


Les budgets globaux d'exploration pour les métaux non ferreux auront reculé de 29% sur un an en 2013, estime le consultant canadien SNL Metals Economics Group basé à Halifax (Nouvelle Ecosse), dans une étude préliminaire sur les stratégies d'exploration des entreprises du secteur. Après le record de 21,5 milliards de dollars en 2012, les budgets d'explorations seront retombés en 2013 à 15,2 milliards de dollars. Ce sont sans surprise les juniors qui ont taillé le plus drastiquement dans leurs budgets. En baisse de 39%, leur part des dépenses globales d'exploration ne sera plus que de 34%, loin du niveau record de 57% atteint en 2007.

"Depuis le début de 2012, les compagnies juniors ont peiné à attirer l'intérêt des investisseurs et ont été obligé de tailler dans leur dépenses ayant épuisé leurs réserves", explique SNL dans son étude. Pour les majors, les grandes compagnies minières, la baisse des dépenses n'a été que de 24% par rapport à 2012. Une réduction, explique le consultant, provoquée à la fois par des coûts opérationnels plus élevés et par les nouvelles exigences des actionnaires. "Bien que les prix de la plupart des métaux soient toujours dans la moyenne des dix dernières années, ou à un niveau proche, les coûts opérationnels et du capital plus élevés, ainsi qu'une plus grande pression des actionnaires militants ont poussé les grandes compagnies à se focaliser sur un retour à des marges confortables après des années consacrées aux dépenses de croissance", explique SNL.

Les compagnies minières ont continué de cibler les régions à moyens ou hauts risques en termes de sécurité, de politique, de fiscalité et de nationalisme des ressources naturelles, pour leurs dépenses d'exploration. Ces pays ont des potentiels plus élevés de retour sur investissement avec une géologie favorable qui fait plus que  compenser les risques politiques. Les pays considérés comme stables ont subi un recul marqué des budgets qui leurs sont alloués. Les budgets alloués au Canada et aux Etats-Unis auront plongé en 2013 de respectivement 41% et 38%. Pour certaines compagnies ces pays mûrs sur le plan minier sont moins intéressants aujourd'hui à explorer car bien connus. Un marché faible n'incite pas les juniors, en particuliers les canadiens, à investir dans leur propre pays.


Dans une situation difficile pour les compagnies minières, note l'étude, l'ensemble des actifs miniers en voie de développement prêts à être vendus n'a jamais été aussi important. Toutefois, les acheteurs potentiels – compagnies de taille moyenne, nouveaux entrants ou sociétés des pays émergents – n'ont pas encore tiré avantage de la situation. La politique des grandes compagnies d'investir massivement dans les projets brownfield aux dépens des projets greenfied aura un impact négatif à moyen et long terme sur le volume global extrait de ces projets; il sera plus difficile de remplacer les gisements qui s'épuisent par des projets à différents stades de développement. 


 



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