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La Terre Promise de l’aluminium

Le 13 septembre 2011 par Daniel Krajka
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Pour les producteurs d’aluminium installés au Moyen-Orient, le Printemps Arabe n’a été qu’un épiphénomène qui n’a pas fait dévier l’irrésistible ascension d’un développement basé sur le gaz naturel.

Les tensions provoquées par les divers soulèvements en Afrique du Nord et au Moyen Orient n’ont absolument pas perturbé la production d’aluminium de la région, a fièrement annoncé Mahmood Daylami, le secrétaire-général du Gulf Aluminium Council. Cette affirmation avait auparavant été confirmée par les dirigeants de plusieurs des aluminiers qui se sont installés dans la région. Tant Jean-Philippe Puig, le président de la banche aluminium primaire de Rio Tinto Alcan pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, que Mohamed Nagib, le responsable de Dubal et Emal, ou Laurent Schmitt, le directeur général de Aluminium Bahrain, ont confirmé que pas une tonne de métal léger n’avait été perdue durant cette période agitée.
 

Un peu d’histoire
 

Le développement de l’industrie de l’aluminium au Proche-Orient s’est poursuivi malgré les guerres et les révolutions. C’est en mai 1967, rappelle Daylami, à la veille de la Guerre des six jours, que fut décidée la construction à Bahreïn d’Alba, la première usine d’électrolyse de la région. L’aluminerie entrait en production en 1971. Deux ans plus tard, c’était la première crise pétrolière, puis en 1975 la guerre civile au Liban, et la décision de former Dubaï Aluminium qui produisait son premier lingot en 1979, l’année même de la révolution en Iran. L’invasion du Koweït en 1990, puis la guerre d’Irak, n’allaient pas ralentir l’éclosion de nouvelles alumineries. Globalement, explique Daylami, la région a traversé cinq guerres, des révolutions, des invasions mais s’y trouvent aujourd’hui cinq alumineries avec une sixième en construction. De 120 000 tonnes de capacités annuelles, le secteur dispose aujourd’hui de 2,6 millions de tonnes (Mt) qui grimperont à 5 Mt en 2015. « Peut-être qu’en 2020 un intervenant vous parlera ici d’une aluminerie en Libye, voire en Irak », a souligné Daylami.
 

Des projets qui ont déjà été envisagés, une firme britannique de private equity a étudié la construction d’une aluminerie en Libye en 2008, une perspective que Rio Tinto Alcan avait également envisagée. A plus court terme, les dirigeants des groupes implantés dans la région ont confirmé leurs plans d’investissements. Les producteurs internationaux se sont associés à des acteurs locaux pour réaliser leurs objectifs, amenant leur technologie et leur connaissance du marché à des partenaires disposant des importants capitaux nécessaires aux projets. L’accès au gaz naturel leur offre la ressource énergétique qui leur manque en Europe et les a obligé à y fermer leurs capacités. Rio Tinto Alcan, Alcoa, Norsk Hydro ont ainsi plus que compensé leurs réductions de production en Europe.



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