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Incident à Vale Nouvelle-Calédonie

Le 23 avril 2010 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Vale


Une fois de plus la mise en œuvre du très complexe procédé hydrométallurgique provoque un incident sur le nouveau complexe nickélifère de Vale Inco.

Décidemment le démarrage d’une unité de lixiviation sous pression pour traiter des minerais latéritiques contenant du nickel et du cobalt est toujours bien malaisée. Un nouvel incident technique s'est produit dans l'usine de traitement du minerai que le Brésilien Vale Inco teste actuellement en Nouvelle-Calédonie, sans faire de blessés, a précisé le géant minier.

 

« Une colonne d'extraction avec 670 mètres cubes de solution, contenant de l'acide et des solvants, s'est effondrée, mais les cuves de rétention ont contenu la fuite. Tout a été récupéré », a déclaré à l'AFP Laurence Kuntz, responsable de la communication de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, la nouvelle appellation de Goro Nickel.

 

Le nouveau complexe de Vale Inco utilise cette technologie complexe pour une production qui, à terme, devrait atteindre 60 000 tonnes d’oxyde de nickel et 4 500 tonnes de carbonate de cobalt. Plusieurs fois repoussée en raison d’une succession de problèmes techniques – le 1 er avril 2009 une fuite avait déversé plusieurs milliers de litres d’acide dans le lagon – l’usine du Gand-Sud était finalement entré progressivement en production à la fin du premier trimestre 2010. (Voir articles sur le site)

 

La complexité du procédé hydrométallugique utilisé a fortement contribué à l’allongement des délais de mise en activité de Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Le chantier aura finalement duré une quinzaine d’année pour un budget qui est pour l’instant évalué à 4,3 milliards de dollars.  

 

Utilisant un procédé hydrométallurgique de 1 ère génération, les exploitations des gisements latéritiques australiens de Cawse, Bulong et Murrin Murrin mis en service à la fin des années 1990 ont eu des résultats très décevants, échouant à réaliser leur production nominale. L’aventure Murrin Murrin, codétenue par Glencore et Minara a été portée devant les tribunaux, les mineurs accusant la société conceptrice du projet, Fluor. Même le géant minier BHP Billiton, utilisant une technologie de deuxième génération a jeté l’éponge en revendant son site flambant neuf de Ravensthorpe.

 

Ce nouvel incident ne devrait guère avoir d’impact sur les marchés. Les analystes ne prennent pas en compte l’offre du site de Nouvelle-Calédonie avant 2011. Macquarie, par exemple, ne table pas sur la réalisation des objectifs nominaux, 60 000 tonnes de nickel, avant 2015.

 

Lire également: "Vale Inco Nouvelle-Calédonie entre en production"

 



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