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Freeport-McMoRan réalise son ambition énergétique

Le 05 décembre 2012 par Daniel Krajka


 

Le géant du cuivre va redevenir un conglomérat des ressources naturelles en acquérant des sociétés spécialisées dans les hydrocarbures. 

 

Touchées par la tendance baissière des prix des métaux, les grandes sociétés minières mettent en place différentes stratégies pour préserver leur profitabilité. Freeport-McMoRan Copper & Gold, le plus important producteur de cuivre coté, et un important producteur d’or et de molybdène, était autrefois un groupe diversifié de ressources naturelles, avant de se spécialiser dans les métaux non ferreux. C’est donc un peu un retour aux sources que la firme de Phœnix (Arizona) va effectuer en rachetant d’importantes sociétés spécialisées dans les hydrocarbures.

 

Pour réaliser son objectif Freeport-McMoRan va acquérir  McMoRan Exploration, une entité spécialisée dans le pétrole et le gaz naturel et exploitant des gisements dans le Golfe du Mexique. Le groupe était sorti en 1994 du périmètre de Freeport-McMoRan. Les deux sociétés avaient cependant gardé des liens, partagent le même président, James R. Moffet (également directeur exécutif de McMoRan Exploration) ainsi qu’un siège à la Nouvelle Orléans. La deuxième cible est Plains Exploration & Production (PxP), un groupe pétrolier et gazier indépendant, basé à Houston (Texas).

 

Il lui en coutera 3,4 milliards de dollars en numéraires pour acquérir McMoRan Exploration, soit 2,1 milliards si l’on tient compte des 36% de son capital déjà détenus par PxP. Pour ce dernier le prix est de 6,9 milliards de dollars, soit 3,4 milliards en numéraire et 91 millions d’actions Freeport. Grâce à ces acquisitions Freeport deviendra un géant diversifié des ressources naturelles avec une valeur proche de 60 milliards de dollars.

 

La nouvelle entité, rappelle un communiqué de Freeport, détenait déjà la mine de cuivre et d’or géante de Grasberg en Indonésie, celle de Morenci en Arizona, les complexes miniers de Cerro Verde au Pérou et d’El Abra au Chili, l’un des sites en développement les plus prometteurs, Tenke Fungurume en RDC, ainsi qu’une importante industrie du molybdène. En lui ajoutant des exploitations d’hydrocarbure onshore et offshore au Texas, en Louisiane et en Californie l’opération lui permettra de bénéficier des solides fondamentaux du secteur énergétique.

 

Sur une base pro forma, environ 74% de l’ebitda de 12 milliards de dollars de la nouvelle société sera en 2013 produit par ses actifs miniers, les 26% restant venant des hydrocarbures. Les Etats-Unis en représenteront 48%. Les nouveaux actifs pétroliers et gaziers du groupe « possèdent les caractéristiques que nous avons toujours recherchés pour nos actifs miniers – de grandes capacités avec une longue durée de vie, des coûts bas et une potentiel géologique suffisant pour supporter la croissance fruit de l’exploration et du développement », a souligné le PDG de Freeport, Richard C. Adkerson. James Moffet et Richard Adkerson seront président et PDG du nouveau groupe, comme ils l’étaient de Freeport. JPMorgan Chase financera les 9,5 milliards de dollars nécessaires à la partie numéraire de la transaction. 


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