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Des fondamentaux tendus malgré la crise financière

Le 15 novembre 2011 par Daniel Krajka


Si la possibilité d’une crise fiscale des Etats européens demeure forte, une hausse des prix des matières ne peut être écartée dans un contexte de tensions physiques.

« Les marchés de commodités continuent de naviguer entre, d’un côté, un potentiel tourbillon européen et de l’autre des rochers, que les marchés pourraient heurter si la demande ne vacille pas et si les contraintes sur l’offre force le marché à se rééquilibrer par des hausses de prix », énonce Jeffrey Curry dans la dernière édition du Commodity Watch, publié par Goldman Sachs.

Pour la banque américaine la tempête qui agite les marchés européens a déjà poussé les cours des matières vers des niveaux trop bas par rapport à leurs fondamentaux. Ce qui est illustré par des baisses importantes des stocks de pétrole brut ou de cuivre depuis un mois. La croyance toujours plus forte dans le tourbillon européen a entrainé le marché dans le voisinage des rochers, note l’analyste. D’autant que la résilience des dernières données économiques a exacerbé les tensions du marché physique. Ce qui n’empêche que la possibilité d’une spirale liée à la crise fiscale européenne demeure bien réelle.

Les économistes de Goldman Sachs ont revu à la hausse leurs estimations de Pib pour le quatrième trimestre 2011. Les réserves de pétrole brut aux Etats-Unis sont tombées à un niveau sensiblement inférieur à leur moyenne des cinq dernières années. Les stocks détenus par les bourses de métaux, particulièrement en Asie, ont rapidement baissé après une période de stabilité. Ces réductions de réserves correspondent à des baisses de stocks mises en place dans toutes les industries dans l’attente d’un possible effondrement de la demande.

Mais, note la banque, plus longtemps vont se prolonger les incertitudes, plus importantes seront les conséquences sur le déstockage et plus fine sera la ligne séparant deux conséquences fort diverses pour les marchés. D’un côté, une crise globale du crédit et l’effondrement de la demande et des prix des matières premières. De l’autre, si l’Europe s’en sort et si une récession globale est évitée, nous pouvons assister à une forte hausse des prix des commodités, provoquée par une offre insuffisante avec de bas niveaux de stocks. D’autant, note l’analyse, que la possibilité d’un atterrissage en catastrophe de la Chine n’a qu’une probabilité minime avec des autorités prêtes à abandonner une politique monétaire trop restrictive.

Depuis le point bas de début octobre, le cours du WTI a repris plus de 22 dollars. L’écart de prix entre Brent et WTI est retombé à son plus bas depuis trois mois. Les prix des métaux de base se sont stabilisés à l’exception du cuivre, qui s’est sensiblement apprécié. Le rebond des importations chinoises s’est combiné à une offre perturbée sur des sites géants comme Grasberg en Indonésie. Si les prix de l’aluminium vont rester sous pression, malgré des aluminiers chinois, subissant de nouvelles hausses de leurs coûts de production, en particulier de l’énergie.


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