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Vale remonte la pente

Le 29 octobre 2009 par Daniel Krajka
* Mots clés :  BHP Billiton


Vale

Le mineur brésilien profite de la consolidation de la demande et de la remontée des prix des métaux et des minerais. Sa production redémarre, ses profits s’améliorent.

Le mineur diversifié brésilien Vale vient d’annoncer un profit trimestriel de 1,68 milliard de dollars. Un résultat pour le troisième trimestre en chute de 65% par rapport à celui de l’année précédente. En ligne avec l’évolution de l’économie globale, ce résultat est meilleur que les prévisions des analystes – ils tablaient sur un recul de 70% –   et surtout il a doublé par rapport à celui du trimestre précédent. Son chiffre d’affaires a rebondi de 35,6% par rapport au deuxième trimestre à 5,084 milliards. Il est encore en recul sur un an de 58,1%. De même son ebitda a rebondi de 74,7% à 3,014 milliards, loin encore des 6,374 milliards affiché au troisième trimestre 2008.  

 

La production rebondit

 

En baisse sensible sur un an, les diverses productions de Vale se sont nettement reprises par rapport au deuxième trimestre : minerai de fer (+11,5%), pellets (+87,5%), ferroalliages (+116,5%), bauxite (+15,7%), alumine (+5,5%), potasse (+17,4%), kaolin (+8,1%) et charbon métallurgique (+64,5%). Seule sa production de charbon thermique a baissé de 13%, alors que celles de nickel et de cuivre sont affectées par des grèves au Canada.  

 

Le numéro un mondial du minerai de fer a subi le double effet du reflux des prix du minerai de fer et d’un recul encore plus sensible de sa production que celui de ses concurrents australo-britanniques Rio Tinto et BHP Billiton. Le minerai de fer et les autres minerais ferreux ont toutefois assuré 63,4% de ses revenus (55,4% pour le seul minerai de fer) maintenant leur place prépondérante dans le chiffre d’affaires du brésilien avec 4,37 milliards de dollars. Le nickel, malgré un recul des volumes et des cours a vu sa place grimper de 11,2 à 14% avec 963 millions de dollars de ventes.  

 

Sur les 9 premiers mois de 2009 la production de minerai de fer de Vale s’est établie à 168,9 Mt, en baisse de 29,2 % par rapport à 2008. A 135 000 tonnes sa production de ferroalliage a subi de plein fouet la chute de la demande d’aciers inoxydables et spéciaux, reculant de 65,5% su la même période. Retombée à 157 000 tonnes sa production de nickel n’a baissé que de 22,4% pour les 9 mois, mais a continué de baisser au troisième trimestre par rapport au deuxième en raison des grèves affectant ses opérations canadiennes. Dans la filière aluminium sa production de métal primaire recule, alors que celles de bauxite et d’alumine progressent. Sa production cuprifère a également été impactée  par les grèves canadiennes.

 

Des perspectives favorables aux métaux et aux minerais

 

«La récession mondiale touche à sa fin et la reprise se manifeste plus tôt et sur un rythme plus rapide qu'attendu initialement», se félicite le mineur dans un communiqué, soulignant que si l’activité économique prend encore de l’ampleur, «la probabilité d’une vague de hausse du prix des métaux sera élevée». La bonne tenue des économies émergentes n’a pas échappé au Brésilien qui note que ce sont ces pays qui tirent la demande de métaux et de minerais.

 

La demande de minerai de fer dans la sidérurgie a été notamment stimulée par la Chine , premier importateur mondial de ce métal. Vale estime d’ailleurs que les importations y resteront élevées «en raison d’une demande finale soutenue et du manque de compétitivité de la production locale». Conséquence, note Vale, le prix spot du minerai de fer s’est apprécié de 53% entre le plus bas de novembre 2009 et fin septembre 2009. Le rebond global devrait même soutenir le nickel avec une hausse attendue de la production d’acier inoxydable.

 

Sans surprise, Vale a confirmé la place prépondérante prise par la Chine parmi ses clients. Le Dragon représente désormais 37,3% de ses ventes, devant le Brésil, 15,5%, le Japon, 9,8%, l’Allemagne, 4,2%, la Corée , 3,8% et les Etats-Unis, 3,7%.

 

Pour les 9 premiers mois de l’année les investissements de Vale ont reculé à 5,964 milliards de dollars contre 6,725 en 2008. Mais le mineur – critiqué par le gouvernement pour avoir mis 1 200 salariés brésiliens au chômage et pour ne pas participer activement à la lutte contre la récession – a récemment annoncé une remontée de son programme d’investissement, qui atteindra 12,9 milliards en 2010.


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