DOSSIER

Le minerai de fer

Le minerai de fer - Toujours plus cher
DOSSIERS  Les n√©gociateurs vont prendre leur temps avant de conclure √† un niveau encore plus √©lev√©.

Alors que les négociations concernant les prix du charbon à coke touchent à leur fin, les discutions sur les contrats de livraison de minerai de fer semblent encore loin d'aboutir. Les points de vue ne se sont pas rapprochés estime Adam Rowley de Macquarie Research, et le prochain round de négociations a été repoussé à mi-février. Conjectures et spéculations battent leur plein et un point d'accord sera difficile à trouver entre des sidérurgistes qui veulent reconduire les prix de la saison passée et des mineurs qui exigent une augmentation substantielle, peut-être 30 %.

L'appréciation de 17 % du réal brésilien vis-à-vis du dollar semble le point d'achoppement des négociations suppute Rowley. Cependant rappelle l'analyste, la tradition veut que les évolutions des changes ne soient pas prises en compte dans les négociations fixant le prix annuel du minerai de fer. Il s'agit en effet d'un paramètre particulièrement difficile à intégrer.

Pour l'analyste, le consensus auquel les négociations aboutissent prend toujours en compte trois facteurs déterminant :

. la balance entre l'offre et la demande
. les besoins d'investissement requis par l'augmentation des capacités nécessaire à la demande future
. l'état de santé de la sidérurgie (prix, volumes, profits)

Toutefois un nouveau facteur a fait son apparition depuis 2002, l'émergence d'un marché spot du minerai de fer. Ce marché a vu le prix du minerai s'apprécier dans des proportions bien supérieures à celles des prix fixés par les contrats annuels. L'Inde est le principal fournisseur de ce marché dont la Chine est le principal client. C'est la nette augmentation du prix du minerai sur ce marché au 4ème trimestre 2005, qui devrait soutenir la position des mineurs. Ceux-ci, principalement les australiens, ont menacé leurs clients japonais de transférer une partie de leurs livraisons sur le marché spot. Une menace qui, selon Rowley, a déjà été partiellement mise à exécution en 2005. Les négociations devraient se conclure sur une hausse de 15 % estime Rowley. Une prévision qui pourrait être légèrement dépassée, précise-t-il.


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