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Mines : il est urgent de repousser les investissements
Vale Iron
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Pour les compagnies minières il est urgent de repousser les investissements
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Il y a encore peu de temps, la priorité pour les compagnies minières était de maximiser la production pour profiter des prix élevés. Le ralentissement de la croissance chinoise et la crise de la dette en Europe ont sensiblement affecté la demande de matières premières, inversant brutalement le cycle haussier. Face à des actionnaires qui veulent préserver leurs dividendes, le plus simple est de rogner sur les dépenses d’investissement. Ceux qui sont en cours devront être réalisés à moindre frais et les autres sont reportés à des dates ultérieures, lorsque les conditions du marché seront plus favorables.

 

Les quatre grandes compagnies minières diversifiées ont annoncé en cascade des réductions sensibles de leurs investissements. Les projets géants de BHP Billiton (Olympic Dam), Xstrata (Tampakan) et Vale (Simandou) sont remis à des temps meilleurs. Rio Tinto, s’il affirme maintenir ses ambitions dans le minerai de fer, va économiser 7 milliards de dollars abandonnant des activités dans l’aluminium et le charbon. Le mot d’ordre est également de procéder à des cessions d’actifs considérés comme non stratégiques, pour se procurer des liquidités qui seront mieux employées dans d’autres secteurs.

 

Ces économies auront des conséquences sur l’offre à venir. La priorité donnée à la satisfaction immédiate des actionnaires aura des répercussions sur l’offre à long terme, met en garde Mike Elliott, Global mining leader d’Ernst & Young. Le super cycle des années 2004-2011 était la résultante de l’explosion de la demande chinoise et de l’arrêt des investissements par des compagnies minières affaiblies par l’effondrement des prix des années 1990 et du début des années 2000.


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