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"Les rendements de la campagne betteravière ont été moins importants qu’au cours des années précédentes"

Le 21 janvier 2014 par Franck Stassi
* Mots clés :  Entretien, Produits agricoles
Alain Jeanroy
Alain Jeanroy

ENTRETIEN 

Entretien avec Alain Jeanroy, directeur général de la Confédération générale des planteurs de betteraves.


Quel bilan tirez-vous de la campagne betteravière 2013-2014 ?
La campagne 2013-2014 s’est avérée moyenne, avec des rendements qui n’ont pas été aussi importants qu’au cours des années précédentes. Le rendement moyen est de l’ordre de 74 tonnes de betteraves par hectare, tandis que la richesse saccharine (le taux de sucre dans la betterave) s’élève à 17,7 %. Nous sommes plutôt habitués à une richesse comprise entre 18 % et 18,5 %. Nous avons souffert d’un temps froid et d’un printemps pluvieux. Ce rendement est légèrement inférieur à celui de l’année dernière, qui était déjà inférieur à la moyenne sur cinq ans.
 
Comment les conditions climatiques du printemps ont-elles affecté la production ?
Les semis ont eu lieu de manière plus tardive que d’habitude, et ensuite la graine a végété faute de temps favorisant la pousse jusqu’en juin 2013. On n’a pas rattrapé le retard pris au cours du début de campagne. Le début des arrachages, qui se déroule traditionnellement vers le 10 septembre, a dû être repoussé. Ces mauvaises conditions climatiques ont donc eu un effet défavorable sur la production.
 
Comment anticipez-vous la fin des quotas sucriers européens en 2017 ?
Chaque entreprise sucrière européenne pourra produire autant de sucre qu’elle le souhaite. D’autre part, il n’y aura plus de prix minimum garanti de la betterave. Par contre, un dispositif interprofessionnel existera toujours. Il y aura, comme aujourd’hui, des négociations entre la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) et le Syndicat national des fabricants de sucre. Dans le cadre d’une dérogation au droit de la concurrence, la CGB pourra négocier les volumes et les prix, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.
 
De quelle manière la chute des prix du sucre affecte-t-elle la filière française de la betterave sucrière ?
Depuis 2006, l’Union européenne est importatrice nette de sucre. Les prix mondiaux du sucre baissent, donc les prix intérieurs sont amenés à reculer. Pour la campagne en cours, on peut considérer qu’à ce stade la baisse des prix est d’environ 15 % par rapport à la campagne précédente.
 
Quelles sont vos prévisions pour la campagne 2014-2015 ? 
Je pense qu’il y aura une petite augmentation de surface de 1,5 % à 2 % selon les groupes industriels. En termes de production, le facteur rendements est important. Peut-être que l’on retrouvera une année plus clémente avec des rendements supérieurs à ce que l’on a connu aujourd’hui.

 


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