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Chtokman : Total investira 4 à 5 milliards de dollars

Le 16 juillet 2007 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Total

Le monopole gazier russe Gazprom et Total ont signé vendredi un accord de 25 ans pour développer l'un des plus grands champs gaziers au monde. L'investissement est évalué à 15 milliards de dollars.

Après bien des déboires subits sur le sol Russe, Total vient d'être choisi pour participer au développement du gigantesque projet gazier de Chtokman. Selon les termes de l'accord, le pétrolier français détiendra 25% de la société propriétaire des infrastructures de Shtokman et Gazprom aura le reste. Néanmoins, « l'accord prévoit la participation possible d'autres partenaires étrangers jusqu'à hauteur de 24 %, par réduction de la participation de Gazprom », précise Total dans un communiqué. Objectif : partager le fardeau financier que représente le développement du gisement. Selon les chiffres les plus fréquemment cités, la première phase du projet devrait engloutir 15 à 20 milliards de dollars. Les pétroliers américains ConocoPhilips, Chevron, norvégiens Statoil et Norsk Hydro sont cités parmi les candidats potentiels pour une participation dans le projet.

 « Si l'on considère d'ores et déjà que l'enveloppe minimale pour la première phase de développement de Chtokman est de l'ordre de 15 milliards de dollars, l'effort de Total devrait tourner autour de 4 à 5 milliards de dollars sur environ cinq ans. Le projet sera largement financé par les banques », a déclaré Christophe de Margerie, PDG de Total, dans une interview accordée au Figaro.

Commentant les risques pour son groupe de participer à un tel projet, il ajoute : « Un groupe comme le nôtre souhaite que sa rémunération corresponde à la fois aux risques pris et au travail effectué. Dans le cas de Chtokman, cette équation est tout à fait respectée ».

Le directeur général indique, sans donner de précision, que Total a d'autres projets en Russie. « Avec Chtokman, nous avons trouvé le moyen d'intensifier notre coopération avec Gazprom. Nous travaillons également avec Rosneft, tout cela prend du temps ».

Il souligne enfin la « valeur d'exemplarité » de l'accord Chtokman, car il « prouve que les pays producteurs peuvent parfaitement protéger leurs intérêts tout en coopérant efficacement avec les grandes compagnies internationales ».

Les réserves en gaz de Shtokman dépassent les 3 700 milliards de mètres cubes, une capacité suffisante pour répondre aux besoins de la population mondiale sur plus d'un an. Le gisement ne devrait pas entrer en production avant l'horizon 2013-2015.

B.B., avec Reuters


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