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Correction des prix du vrac sec

Le 17 juillet 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Societe Generale
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Le ralentissement de la sidérurgie chinoise pèse sur la demande.

En Australie, neuf jours d'attente sont nécessaires pour le chargement d'un vraquier. Au Brésil, 49 « capesizes » (navires de plus de 120 000 tonnes) étaient en attente début juin. Quant à la Chine, dix jours sont nécessaires avant leur déchargement, indique la Société générale.

La forte augmentation du commerce mondial de vrac sec (minerai de fer, charbon et céréales) a provoqué un engorgement portuaire chez les principaux pays producteurs, au Brésil, en Afrique du Sud, en Australie mais aussi en Chine. Stables durant les années 1990 et jusqu'en 2002, les cours du fret ont depuis décuplé suite à l'énorme besoin de la Chine en produits alimentaires et à l'extraordinaire développement de son industrie sidérurgique. De fait, le Baltic Dry Index (BDI), l'indice composite des marchandises en vrac sec, qui s'établissait autour de 1 000 points début 2002, enregistrait un plus haut niveau le 20 mai dernier à 11 793. « Les cours du fret sont considérés comme un indicateur avancé de l'activité industrielle mondiale », explique UBS, si bien que toute modification du commerce mondial, même modeste, a des conséquences immédiates sur les prix.

Une flotte vieillissante

Depuis, le BDI a reperdu plus de 20 % pour s'établir à 9 230, suite à l'annonce d'une baisse anticipée des besoins de la sidérurgie chinoise en minerai de fer et en charbon (- 20 % de la production d'acier) avant l'ouverture des jeux Olympiques et à cause des énormes stocks détenus dans les ports de l'ex-empire du Milieu.

Selon la Maritime Strategies International, 27 % des vraquiers de plus de 4 999 tonnes de port en lourd ont plus de 25 ans d'âge et devront être réformés. Pour les remplacer, un doublement du nombre de « capesizes » de 888 à 1 627 unités à l'horizon 2013 était envisagé.

Mais ce chiffre pourrait être révisé à la baisse (250 unités en moins) suite aux effets de la crise du crédit et aux difficultés à trouver des financements. « Au cours de ces dernières années, peu de nouveaux navires ont été construits. Cette année, la flotte devrait augmenter de 6 à 7 %, indique Gregory Lewis, un analyste au Credit suisse. Mais la demande restera toujours inférieure à l'offre. »

Avec une reprise attendue des importations chinoises de minerai de fer et de charbon au second semestre, cette correction des prix de fret ne devrait être que temporaire, anticipe Macquarie Research.

Pascal Coesnon

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