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Vers un démantèlement de Lucchini

Le 16 juillet 2014 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


Un sidérurgiste indien et différents acteurs de la métallurgie italienne s'apprêtent à mettre la main sur différents actifs du groupe de Brescia qui n'échappera pas à un démembrement.


Les prétendants ne manquent pas pour récupérer des actifs du sidérurgiste italien Lucchini. Encore décrit sur son site Internet comme "l'un des producteurs d'acier italiens les plus dynamiques et les plus diversifiés ", le "leader européen des produits longs en aciers spéciaux et de haute qualité" a été, depuis le 21 décembre 2012, placé par le ministère du Développement économique dans une procédure d'insolvabilité spécifique. L'entreprise de Brescia (Lombardie) est depuis dirigée par le commissaire extraordinaire Piero Nardi.

 

L'offre la plus conséquente émane du sidérurgiste indien JSW Steel, dont le président, Sajjan Jindal est venu rencontrer, il y a un mois, les dirigeants du groupe italien ainsi que des représentants du gouvernement. Cette offre inclut le laminoir à froid de Piombino (province de Livourne en Toscane), un autre laminoir du complexe de Piombino Vertek, et une prise de participation de 69,27% dans le capital de GSI Lucchini. En sont exclus, le laminoir de Lecco et le deuxième laminoir de Vertek, à Condove, dans la banlieue de Turin.

 

Deux groupes sidérurgiques italiens, Duferco et Feralpi ont monté une proposition commune pour acquérir le laminoir à froid de Lecco. Steel Mont, un groupe indien spécialisé dans le courtage de métaux et la logistique, et Acciaierie Venete sont candidats à la reprise des 69,27% de GSI Lucchini. Enfin, Elti, un autre groupe sidérurgiste italien, propose de reprendre du laminoir Vertek de Piombino. Une offre attendue du géant de l'acier, ArcelorMittal, avait entrainé le report de la date limite de l'opération, mais elle ne s'est pas concrétisée. Le numéro un mondial s'est toutefois dit intéressé par le rachat de certaines installations.

 

"L'enthousiasme qui s'était manifesté pour la reprise de l’ensemble de Lucchini, il y a quelques semaines, a disparu", constate Gianni Venturi, le coordinateur national de la sidérurgie pour le syndicat italien de la métallurgie, Fiom-CGIL, interrogé par l'hebdomadaire spécialisé Steel First. « Nous assistons désormais à un scénario de vente à la découpe de la compagnie", regrette le responsable syndical. Les parties de l'entreprise pour lesquelles se sont présentés des acquéreurs n'emploient pas plus de 600 salariés. Cette restructuration pourrait donc engendrer 1 600 suppressions de postes.

 

Aucune offre n'a été faite, ni pour le haut-fourneau de Piombino, d'une capacité de 2,4 millions de tonnes et à l'arrêt depuis mai, ni pour le laminoir de Vertek à Condove. Le deuxième haut-fourneau de Lucchini, situé à Trieste, fait l'objet d'une négociation séparée. Le groupe sidérurgiste italien Arvedi semble le mieux placé pour l'emporter.


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