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Nouvelles pertes d'emplois chez Tata Steel au Royaume-Uni

Le 30 octobre 2013 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


Toujours miné par une demande européenne en berne, le sidérurgiste va procéder à 500 suppressions d'emplois dans ses unités du nord-est de l'Angleterre.


La situation ne s'améliore  pas pour la sidérurgie britannique et Tata Steel, qui a déjà annoncé une dépréciation d'actifs de 1,6 milliard de dollars en mai dernier, va encore supprimer près de 500 emplois dans trois usines du nord-est de l'Angleterre. Ces suppressions concernent essentiellement des fonctions administratives ou d'encadrement, précise le sidérurgiste. Le site de Scunthorpe dans le Lincolnshire, où Tata emploie 4 000 travailleurs, sera particulièrement touché avec 340 postes supprimés. Sont visés également un tiers des 300 emplois de l'usine de Worthington dans le Cumbria et 40 postes dans le Teeside. Il y a moins d'un an, Tata avait déjà liquidé 900 postes, principalement sur le site de l'aciérie de Port Talbot au Pays de Galles.
 
"La demande d'acier en Europe devrait atteindre cette année les deux tiers des niveaux d'avant crise, après une chute ces deux dernières années", a justifié Karl Koehler, le directeur général des opérations européennes du géant indien. Outre la faiblesse de la demande, le sidérurgiste met en cause les nouvelles règlementations sur l'énergie et l'environnement qui alourdissent les charges et imposent des coûts additionnels à la sidérurgie en Europe et en particulier au Royaume-Uni. Selon le groupe, les coûts de l'énergie sont supérieurs de 60% à ceux pratiqués en Allemagne. La sidérurgie sera le dernier secteur à bénéficier de l'amorce de reprise de la croissance au Royaume-Uni car les industries consommatrices disposent de stocks importants. Environ 40% de la production du groupe est exportée, les 60% restant étant consommés dans le pays. Alors que les unités indiennes du groupe de Mumbai demeurent profitables, Tata Steel a perdu 1,3 milliard de dollars durant sa dernière année financière. 
 
Le syndicat GMB s'est dit "amer et déçu alors que 1 000 personnes ont déjà quitté l'entreprise cette année et que tout le monde a travaillé dur pour améliorer la situation à tous les niveaux". Il entend limiter les départs forcés et faire revoir à la baisse le nombre d'emplois menacés. Un autre syndicat, Unite, accuse la direction de Tata Steel de n'envisager que les licenciements pour sortir de la crise. Community, le syndicat majoritaire dans la sidérurgie, demande au gouvernement de faire plus pour soutenir le secteur. Une position partagée par la direction de Tata Steel. Nic Dakin, le député de Scunthorpe, a constaté que la crise de la sidérurgie en Europe réduisait le nombre de ses salariés. Il s'est cependant déclaré confiant dans l'avenir de l'usine de Scunthorpe, "Tata a déjà redressé Jaguar et Land Rover, et ils sont en train de remettre sur pieds les opérations de Tata Steel au Royaume-Uni", a-t-il affirmé.

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