imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

Net recul des fusions-acquisitions dans les métaux

Le 25 février 2014 par Daniel Krajka


Sans surprise,  alors que les prix des minerais et des métaux ont subi une correction sévère, le nombre d'opérations a reculé. L'Asie-Pacifique garde sa première place avec plus de la moitié des transactions.


En 2013 le nombre de fusion-acquisitions dans le secteur métallurgique a reculé de 30% indique la dernière édition de Forging Ahead, le rapport trimestriel publié par le consultant PwC. L'activité est même tombée en deçà du point bas de 2008, après la grande crise financière. La valeur combinée des opérations a même chuté de 24% à 34,8 milliards de dollars. Si ce montant est loin des 144,7 milliards de dollars atteints en 2007, il reste largement au-dessus des 15,1 milliards de dollars de 2009. 
 
"L'activité a sensiblement baissé en 2013 et bien qu'il y ait un regain d'optimisme au plan économique, nous prévoyons que la combinaison d'une croissance faible avec des surcapacités globales n'augure pas d'un fort rebond des fusions-acquisitions dans l'industrie des métaux", indique Jim Forbes, le responsable métaux de PwC. En 2013, ce sont les opérations à l'intérieur des frontières qui ont dominé, puisque les achats d'entreprises à l'étranger ont vu leur part du total tomber de 39% à 11%. 
 
Dans un contexte global déprimé, la zone Asie Pacifique a poursuivi sa montée en puissance. En recul par rapport aux 68% de 2012, elle a représenté pas moins de 61% de la valeur combinée des opérations contre seulement 19% en 2011. La Chine a concentré l'activité de cette zone puisque six des dix opérations de plus de 500 millions de dollars y ont été réalisées.
 
La fusion la plus importante a été effectuée au Moyen-Orient avec la création d'Emirates Global Aluminium. Evaluée à 7,5 milliards de dollars, sa valeur atteint pratiquement le double de la deuxième opération réalisée en 2013, le rachat de Sterlite Industries par Sesa Goa en Inde pour 3,9 milliards de dollars. C'est d'ailleurs le secteur de l'aluminium qui a concentré le plus de fusions, dépassant la sidérurgie qui assurait plus de la moitié des opérations en 2012. 
 
 
Si l'activité se poursuit à un rythme élevé en Asie, l'énergie pas chère devrait bénéficier à l'Amérique du Nord, estime un autre partenaire de PwC, Darren Jukes. Au Japon, c'est l'acidité générée par l'effort de reconstruction après Fukushima qui soutient une demande d'acier en augmentation. La fusion géante dans l'aluminium des Emirats a entrainé un investissement de 5 milliards de dollars dans les mines de bauxite de Guinée et dans la construction d'une nouvelle raffinerie d'alumine. 
 
En 2014, l'étude de PwC prévoit que les compagnies métallurgiques vont se concentrer sur l'amélioration de leur productivité, la baisse de leurs coûts opérationnels et l'innovation. Elles vont en particulier s'appliquer à réduire leur consommation d'eau et d'énergie. Les sidérurgistes vont augmenter leur taux d'utilisation de ferrailles dans leurs intrants explique Darren Jukes. Les compagnies du secteur vont également tenter d'adapter leur offre aux besoins de leurs clients, afin de sortir de leur statut de producteur de matières génériques.

Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation