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Le redressement du marché de l'acier en Europe est encore fragile

Le 17 avril 2014 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


La sidérurgie européenne va profiter du retour de la croissance qui tire la demande de produits sidérurgiques, dans tous les secteurs et dans tous les pays.


Le dernier rapport publié par le comité économique d'Eurofer confirme le redressement progressif de la croissance de l'Union Européenne en 2014 et 2015. Ce redressement devrait être plus équilibré, entrainant les pays les plus vulnérables de sa périphérie. Le rebond de la consommation privée, - en hausse de 0,9% en 2014 et de 1,4% l'année suivante -, et celui des exportations –en augmentation de  4,2% et 4,9% les deux prochaines années - vont tirer vers le haut la production industrielle. Elle devrait s'apprécier de 2,3% et 2,8% en 2014 et 2015. 
 
"L'atmosphère négative est en voie de dissipation à mesure que les conditions économiques se stabilisent. Le secteur privé semble plus disposé à investir de nouveau, particulièrement si les conditions du crédit continuent de se desserrer. Les investisseurs internationaux reviennent également dans l'Union européenne. Ce sont de bonnes nouvelles pour les industries utilisatrices d'acier", a souligné le directeur général d'Eurofer, Gordon  Moffat. 
 
La poursuite des réformes structurelles et institutionnelles de l'Europe est la clé du redressement, rappelle le rapport. Toutefois, les problèmes financiers actuels des pays émergents vont ralentir leur croissance alors qu'aux portes de l'Union Européenne, le conflit entre l'Ukraine et la Russie risque d'affaiblir non seulement l'économie russe, mais également celle de l'Europe en raison des liens étroits entre les deux zones. La reprise synchronisée de la croissance dans les pays industrialisés est fragilisée, explique Eurofer. 
 
Le scénario de base du rapport table sur une reprise graduelle mais fragile de la demande d'acier dans l'UE en 2014 et 2015. Le rebond de la demande d'acier dans les secteurs clés – mécanique, transport et dans l'industrie automobile – devrait être amplifié par la reconstitution des stocks. Même la construction, le plus important utilisateur d'acier, va se reprendre, après plusieurs années de baisse consécutives. L'amélioration de la demande devrait concerner dès 2014, l'Italie, l'Espagne et la France
 
Après un recul de 0,4% en 2013, la demande apparente d'acier de l'UE devrait progresser de 3,4% en 2014 et de 3% l'année suivante. Attendue à 150 millions de tonnes (Mt) en 2015, cette demande n’aura pas retrouvé son niveau de 2007 avec 202 Mt, qui constituait un sommet. D’ailleurs, l’effondrement de la demande de ces dernières années a fait chuter la production d'acier en France à moins de 16 Mt, loin des 20 Mt que produisait la sidérurgie française avant la crise financière. 
 
Profitant de la force relative de l'euro, les importations d'acier restent à un niveau élevé, met en garde Gordon Moffat. Les sidérurgies russe et ukrainienne sont les principaux exportateurs de semi-produits. Les produits finis, quant à eux, viennent principalement de ces deux même pays, mais aussi de Chine, d'Inde et de Turquie. Malgré des prévisions modestes pour l’augmentation de ses exportations, l'UE conservera un solde positif sur les produits sidérurgiques, et ce, malgré un déficit dans les semi-produits. Aujourd’hui, l'Algérie, la Turquie et les Etats-Unis restent les principales destinations des ventes de l'Europe.

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