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L’Ilva toujours sous les feux de la justice italienne

Le 12 décembre 2012 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


Les décisions de la justice vont paralyser l’activité de plusieurs sites appartenant au groupe sidérurgique Riva.

 

Les affaires ne s’arrangent pas pour Ilva, le plus grand complexe sidérurgique européen, situé à Tarente dans les Pouilles. Dans le bras de fer qui oppose la justice et le gouvernement italien, le second avait estimé suffisamment importante en termes d'emploi et d'industrie le maintien de l’activité du sidérurgiste pour adopter un décret permettant la poursuite de sa production, bloquée par la justice. Ce décret ne permet toutefois pas le déblocage des produits finis ou semi-finis dans l’usine.

Ces produits, mis sous séquestre par la justice, devaient servir d’intrants dans d'autres sites du groupe. En conséquence, Ilva a déclaré qu’« à partir d’aujourd’hui et pour les prochaines semaines, environ 1 400 salariés, employés principalement dans le laminage à froid, les tubes et les services liés, resteront sans travail ». Leur mise en chômage s’ajoute à celle de 1 200 ouvriers déjà à l’arrêt suite à la tornade qui a touché les installations et aux conditions défavorables du marché de l’acier.

Les matières avaient été mises sous séquestre le 26 novembre, lors de la deuxième phase d’une procédure judiciaire qui avaient également vu l’arrestation et la mise en détention du vice-président du groupe Riva, Fabio Riva, de l’ancien directeur du complexe de Tarente, Luigi Capogrosso, et d’un ancien consultant, Girolamo Archinà. Le tribunal a refusé la levée des séquestres sur les produits du laminage à chaud. Conséquence du maintien sous séquestre des matières – 1,7 million de tonnes pour une valeur proche de 1 milliard d’euros –, Ilva a annoncé la fermeture de plusieurs sites en Italie, en Europe et en Tunisie.

En Ligurie, ce sont 1 000 travailleurs à Gènes et 500 à Novi Ligure et d’autres à Salerne qui seront mis en casa integrazione (chômage économique). Des centres de distribution à Milan, Turin, Padoue et Marghera seront également touchés par les mesures. Hellenic Steel à Salonique, en Grèce, et Tunisacier, à Bizerte, en Tunisie ainsi que plusieurs usines en France, subiront également les conséquences de cette absence de produits. Globalement ce sont 2 500 ouvriers qui vont se retrouver sans travail, indique le groupe Riva.

Le sidérurgiste va faire appel de la décision judiciaire. Une nouvelle bouée de sauvetage devrait être lancée au sidérurgiste par le gouvernement sous la forme d’un amendement décidé en conseil des ministres et qui doit être examiné par le Parlement. L’Ilva pourra alors commercialiser les produits mis sous séquestre.
 

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