imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

L'Algérie renationalise sa sidérurgie

Le 20 septembre 2013 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


La vente pour un euro symbolique de 21% du complexe sidérurgique d'Annaba par ArcelorMittal redonne à l'Etat le contrôle sur sa production d'acier. Reste à augmenter la production pour répondre à des besoins en forte croissance.


Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a annoncé le 17 septembre 2013 que l’Etat algérien allait redevenir actionnaire majoritaire du complexe sidérurgique d’El Hadjar à Annaba, à 600 km à l’est d’Alger. Le numéro un mondial de l'acier, ArcelorMittal, détenait 70% du complexe ainsi que des mines de l’Ouenza et de Boukhadra. C'est en 2001 que LNM Holding – devenu en 2004 Mittal Steel en fusionnant avec Ispat – avait racheté Alfasid qui allait devenir Mittal Steel Annaba. C'est pour un dinar symbolique que le groupe luxembourgeois cédera 21% de sa filiale algérienne au groupe public algérien Sider. Ce dernier, qui en détenait déjà 30% deviendra majoritaire avec 51% des parts. 
 
En 2012, le complexe d'Annaba n'avait pas produit plus de 580 000 tonnes d'acier, un volume très en retrait des 700 000 tonnes prévues. Avant sa privatisation en 2001, le groupe produisait plus de 1 million de tonnes. La productivité du site, minée par les conflits sociaux, ne s'est guère appréciée. Il fallait près de 11 000 travailleurs pour produire 1,2 million de tonnes et ils ne sont plus que 5 400 actuellement. Cette production est largement insuffisante pour répondre à une demande en forte croissance et qui dépasse les 5 Mt. 
 
Le 11 septembre la direction du site avait annoncé un important plan d'investissements de 1 milliard de dollars entre 2013 et 2017 pour le renouvellement des structures et des équipements du complexe. Ce programme  qui doit être mis en œuvre à compter du quatrième trimestre 2013 inclut en particulier la modernisation du haut fourneau et la construction d’une usine de réduction directe alimentée au gaz, en lieu et place du coke importé. A terme, la production annuelle d'acier liquide devrait dépasser les 2 millions de tonnes. Lié à cet important programme, le syndicat de l'entreprise avait la veille signé un pacte social dans lequel il s'engageait à œuvrer en faveur de "l’efficience économique", rapporte la presse algérienne. Le but déclaré, atteindre l'autosuffisance en produits sidérurgiques, entrainerait une économie de 10 milliards de dollars pour le pays. 
Les qataris ont également d'importants projets d'investissements dans la sidérurgie algérienne

Une question ? nous contacter


À la une
  • A suivre dans l'actualité

    • Métaux non ferreux (1350)
    • Matières premières industrielles (815)
    • Produits agricoles (660)
    • Energie (641)

© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS -