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ArcelorMittal prêt d'acquérir Ilva

Le 08 octobre 2014 par Daniel Krajka


ArcleorMittal et son allié italien Marcegalia sont prêts de finaliser l'acquisition du complexe sidérurgique de Tarente s'ils n'ont pas à assumer les dégâts environnementaux occasionnés par leur cible.

 

Le sort du plus important complexe sidérurgique d'Europe, Ilva à Tarente, devrait bientôt être décidé. Le projet commun de rachat (http://indices.usinenouvelle.com/produits-siderurgiques/arcelormittal-se-rapproche-d-ilva.5561) du sidérurgiste mis en place par ArcelorMittal et le groupe italien Marcegaglia devrait se finaliser très rapidement. Après une visite des installations de Tarente, les deux associés étudient les principaux aspects de l'opération, sur les plans financier, industriel et environnemental. 

 

Cette semaine, également, la Cour de Cassation doit se prononcer sur la demande de dépaysement du procès des principaux actionnaires et dirigeants d'Ilva. Les avocats de ces derniers affirment qu'il y a une "incompatibilité environnementale" à ce que le procès du désastre écologique (http://indices.usinenouvelle.com/les-previsions/fermer-l-acierie-de-tarente-cree-une-situation-etrange-et-sans-precedent.4420) se déroule dans la ville même où est situé le sidérurgiste, Tarente. Ils demandent donc que le procès ait lieu à Potenza. 

 

Outre ArcelorMittal, quatre autres groupes sont intéressés par les actifs d'Ilva, avait affirmé la ministre du Développement économique, Federica Guidi, dont l'indien Jindal (JSW) et le brésilien CSN. Pour le gouvernement de Matteo Renzi, il est urgent de sécuriser les 12 000 emplois du site de Tarente. Mais, pour qu'une offre se concrétise, il faut que la situation économique et juridique du groupe soit clarifiée. Une partie de ses capacités, la phase à chaud, sont à l'arrêt par décisions juridique et 1,2 milliard d'euros ont été mis sous séquestre. Les investissements nécessaires pour mettre les installations d'Ilva aux normes environnementales sont évalués à 1,8 milliard.  

 

Pour les acquéreurs potentiels, la création d'une "bad company", une structure de défaisance, prenant en charge la dette et les investissements nécessaires à la mise aux normes du groupe, serait une solution envisageable. Quant au prix de cession du site, le porte-parole des Verdi italien, qui est conseiller municipal de Tarente, Angelo Bonelli, avance  un prix maximal de 250 millions d’euros, rapporte le "Corriere di Taranto". Il pourrait même être plus bas, voire négatif en fonction du périmètre retenu et de l'exécution d'un plan de développement industriel de 4,1 milliards d'euros d'ici à 2020.

 


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